Plainte contre le conseil de Grandes-Piles: Martine Muller prend ses distances

Daniel Petit, maire de Grandes-Piles.... (Photo: Sylvain Mayer, Le Nouvelliste)

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Daniel Petit, maire de Grandes-Piles.

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Louise Plante
Le Nouvelliste

(Grandes-Piles) L'un des trois témoins dont le nom apparaît sur les plaintes transmises au ministère des Affaires municipales, Régions et Occupation du territoire, par Pascale Gilbert, contre le conseil municipal de Grandes-Piles, Martine Muller, dit prendre ses distances avec la façon dont les faits ont été relatés au point qu'elle assure qu'elle n'aurait pas accepté que son nom apparaisse comme témoin dans la version expédiée au ministère..

La plainte, déposée et assermentée officiellement par Pascale Gilbert, et où apparaît le nom des trois témoins, relate entre autres des faits au sujet d'un contrat de location du restaurant de la marina municipale, qui avait d'abord semblé préoccupant à Mme Muller. Or, elle assure avoir obtenu par la suite des réponses satisfaisantes du conseil municipal à ce sujet. Elle soutient également avoir fait part de son désaccord sur plusieurs autres points à Mme Gilbert.

«Moi, je ne sais pas si vous vous en souvenez, j'étais aussi partie à l'attaque contre Jean-Pierre Ratelle (ex-maire de Grandes-Piles), rappelle Mme Muller, et quand je pars à l'attaque c'est que j'ai tous les éléments en main ou que j'ai tout essayé pour avoir une réponse. Mais j'ai pointé du doigt plusieurs choses à Mme Gilbert, et je lui ai dit que plusieurs choses étaient erronées mais la plainte était partie. Je n'aurais jamais signé ça.»

Mme Muller dit que sa position est délicate à titre de présidente de l'Association des gens d'affaires et qu'elle voit mal comment elle pourra se présenter maintenant devant le conseil municipal pour demander quelque chose pour les commerçants. «J'ai vécu comme ça quatre ans avec Jean-Pierre (Ratelle) comme maire je ne recommencerai pas. Je veux le développement de Grandes-Piles.»

Maxime Coydon, dont le nom apparaît aussi comme témoin dans le document transmis au ministère, se dit quant lui tout à fait à l'aise avec les faits relatés par Mme Gilbert. Ce dernier se dit toutefois surpris qu'elle ait laissé entendre au Nouvelliste qu'elle rédigeait la plainte «au nom d'un groupe de résidents mécontents», alors qu'elle est le demandeur dans la procédure. «Dire que c'est rédigé en nos noms, c'est un peu exagéré mais je suis entièrement derrière elle.» Dany Pearson, également cité comme témoin est aussi d'accord avec les faits rapportés par Mme Gilbert, «même si le style est un peu émotif».

Quant à la plaignante, Pascale Gilbert, elle affirme ne pas être étonnée que les gens veuillent prendre une certaine distance face à cette plainte compte tenu de l'omerta, dit-elle, qui régne dans ce petit village de moins de 400 âmes. «Les gens ont peur dans le village, affirme-t-elle. Ils disent que cette histoire est une bombe.» Elle ajoute qu'elle a tenu à rendre sa plainte publique parce qu'il faut un temps fou au ministère pour rendre une décision dans ce genre de dossier qui, par ailleurs, exige beaucoup de préparation de la part de simples citoyens qui ont le fardeau de la preuve.

«Il y a une plainte qui traîne depuis septembre! Une plainte de conflit d'intérêts contre le maire Et je me disais, si cette plainte-là n'a pas cheminé, je ne vois pas comme la mienne cheminerait et comment je pourrais me faire entendre auprès du ministère. Je ne suis pas conne, je pense que ça va favoriser le sérieux du travail qu'ils vont mettre sur le dossier», croit-elle.

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