Classique hivernale: Saint-Tite gonflée à bloc

Le succès remporté par la Classique hivernale permet... (Photo: Sylvain Mayer, Le Nouvelliste)

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Le succès remporté par la Classique hivernale permet à l'organisation du Festival western de Saint-Tite de mettre de belles images dans son portfolio pour tenter d'attirer d'autres événements sportifs mais aussi culturels.

Photo: Sylvain Mayer, Le Nouvelliste

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Louise Plante
Le Nouvelliste

(Saint-Tite) Le maire de Saint-Tite, André Léveillé, en est gêné. Il ne cesse de recevoir des félicitations de tout le monde pour l'immense succès remporté par la Classique hivernale en fin de semaine dernière.

«Je n'y suis pour rien, moi, se défend-il en riant. Il faut remettre à César ce qui revient à César. Ce sont les Cataractes et leur organisation les responsables de ce succès.»

Même son de cloche du côté de Festival western, où le directeur général, Pascal Lafrenière, qui a participé de près à l'événement avec son équipe, tient lui aussi à lever son chapeau aux Cataractes. «On était fier de leur apporter notre expertise et notre expérience.»

Mais quand même, le maire Léveillé a bien aimé entendre les médias répéter au cours de la fin de semaine que «Saint-Tite savait toujours recevoir». Tout le monde a embarqué, note-t-il, les services de la Ville qui ont été sollicités, la population qui s'est lancée dans une décoration à thématique de hockey - même la Ville en a profité pour inaugurer un arbre décoratif lumineux - sans oublier les commerçants et restaurateurs qui y ont aussi trouvé leur compte. 

Le rayonnement indéniable dont a joui Saint-Tite partout au pays lors du passage d'une armée de journalistes sportifs ne peut se calculer en dollars, tant il est important. «Jamais on ne pourrait se payer ça en publicité, admet volontiers le maire pourtant habitué à ce qu'on parle des retombées, elles aussi exceptionnelles, du Festival western. Je n'ai pas arrêté de donner des entrevues et j'en donne encore aujourd'hui!»

Maintenant que le silence est revenu dans les estrades du festival, le maire prépare un post mortem de l'événement. Bien sûr, il est hors de question de penser répéter l'expérience dès l'année prochaine, reconnaît-il. L'équipe a d'ailleurs été très claire à ce sujet. Mais il s'est dégagé quelque chose d'indéfinissable de ce week-end festif, quelque chose comme de la confiance et de la fierté sur lesquelles il aimerait bien tabler pour l'avenir.

C'est un secret de Polichinelle qu'on souhaite que les estrades du festival servent encore davantage. Cela dit, il était hors de question de conserver la glace une fois la classique hivernale terminée. «Nous n'avons pas les employés ni même suffisamment d'utilisateurs pour justifier ce que coûterait son entretien, remarque André Léveillé. Nous avons aussi un aréna qui est très utilisé.»

Ce n'est donc pas de ce côté qu'il faut chercher. D'autant plus que l'hiver réserve trop de mauvaises surprises: grands froids, brusques redoux, tempête, verglas, pluie. On ne veut pas tenter le sort, l'argent est si vite englouti. Les conditions atmosphériques quasi parfaites du week-end dernier étaient exceptionnelles et relevaient d'un coup de dés. Non, le maire Léveillé rêve plutôt d'autres événements d'envergure mais de nature équestre et qui se dérouleraient pendant les trois autres saisons.

On ne parle pas de Cavalia, mais il songe à quelque chose de qualité et grand public, toujours en mettant le cheval à l'honneur, car plus que jamais il croit à ce créneau touristique pour sa ville et sa région. Déjà, Saint-Tite attend le passage de Québec à cheval en 2015 et elle espère bien susciter d'autres visites du genre. «On dirait que ça nous a réveillés», constate André Léveillé (sans jeu de mots) qui compte bien renouer avec ce succès. 

Dans le portfolio!

Du côté de l'organisation du Festival western, on n'est pas si étonné du succès, car après tout on est habitués à gérer les estrades du festival et on en connaît bien le potentiel. «Sans jeu de mots, ce fut un bon match entre eux et nous. Je n'ai entendu que de bons commentaires.» 

Le directeur général, Pascal Lafrenière, a maintenant l'intention de mettre l'événement... dans son portfolio. «Il y a d'autres promoteurs d'événements sportifs et culturels au Québec qui vont dire: wow! Ce sont de belles installations. La classique nous a permis de les mettre en avant-plan, même au niveau national. Je ne connais rien de tel ailleurs. Ça ouvre la porte à un million de choses tant sportives que culturelles. On avait déjà fait toutes sortes d'approches mais ça, ça vient accélérer les choses.»

Selon Pascal Lafrenière, il est clair que le message qui va rester c'est qu'on peut faire autre chose que du rodéo dans ces estrades qui offrent une vue exceptionnelle au public; de la boxe, un tournoi de volleyball, des spectacles de corps de tambours et clairons, «n'importe quoi!»

«Nous avons des installations  très flexibles avec un système de bars, des lieux sanitaires, des loges VIP, une billetterie. On a déjà tout ce qu'il faut. On est fiers du succès de la classique. Bravo aux Cataractes, à leurs bénévoles et leur organisation», de conclure le directeur du festival, quelqu'un de bien placé pour prendre l'exacte mesure de ce succès.

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