Hérouxville gèle les salaires des élus

Bernard Thompson... (Photo: Émilie O'Connor)

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Bernard Thompson

Photo: Émilie O'Connor

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Louise Plante
Le Nouvelliste

Austérité oblige, les élus de Hérouxville, maire comme conseillers, viennent d'accepter de geler leur salaire. 

«On a voulu donner l'exemple, tout en envoyant un petit signal au gouvernement en disant: vous pourriez faire la même chose, confie le maire Bernard Thompson. On nous demande de faire des sacrifices, on est bien prêts à en faire... mais eux?» 

Ce dernier ne cache pas lui non plus que la préparation du budget 2015 qui totalise 1 494 155 $ (avec une variation de 2,26 % des taxes) a représenté un défi pour sa municipalité et il ajoute qu'en milieu rural, c'est encore plus difficile.«On a l'impression de gérer du Jello! a-t-il lancé pour illustrer son propos. C'est assez particulier ce qui se passe cette année. L'impact réel du pacte fiscal est très difficile à mesurer car beaucoup d'éléments n'ont pas été révélés par le législateur. L'abolition des CRÉ en début d'année, la suspension de leurs programmes et la réorganisation du développement économique dans nos territoires avec un budget amputé de 65 % des CLD, sont deux exemples dont nous ne connaissons pas tous les aboutissants. À ça, on ajoute la réduction de 16 % liée aux programmes d'infrastructures subventionnées et celle de 12 % sur le retour de la TVQ.»Le maire Thompson note que le premier effet ressenti pour sa municipalité a été une augmentation de 11 % de sa quote-part à la MRC de Mékinac, ce qui n'est pas le cas de chaque municipalité de cette MRC, puisque la quote-part est établie en fonction des services demandés. «Je ne compte même pas les frais d'ingénierie (37 000 $). Toutefois c'est normal à cause des travaux d'aqueduc et d'égout qu'on avait sur trois rues et dont un chantier sera complété en 2015.»Mais comme le conseil veut s'assurer que le nouveau budget reflète la même stabilité que par les années passées et qu'il respecte la capacité de payer des contribuables, il a maintenu le cap sur ce qu'il appelle «une gestion responsable», d'où le gel des salaires et une réduction des dépenses de 1,56 % dans le budget 2015, ce qui équivaut à l'impact des coupures de Québec.

«C'est environ ce que ça donne, poursuit le maire Thompson. Nous avons révisé et identifié les priorités liées au plan triennal d'immobilisations déposé en 2013 mais convenu que la mise en service du puits numéro 4 demeure une priorité. Ce projet fera donc l'objet de discussions avec le ministère des Affaires municipales dès le printemps prochain.»

Pour le reste, Hérouxville se contentera de terminer des projets déjà mis en route comme l'aqueduc de la rue St-Pierre, l'aménagement extérieur du Centre des loisirs Alexandre-Massicotte, avec des aires de jeux de pétanque, des jeux d'eau acquis l'été dernier ainsi qu'un pavillon acheté grâce au fonds du Pacte rural. «Nous n'avons pas le choix de terminer ces travaux dès 2015, sinon nous perdons la subvention du Pacte rural», précise le maire. Quant à la réfection de certaines rues, (rue Goulet, route Lefebvre, rang Sud et rang St-Pierre Nord) il faudra patienter à l'année 2016-2017.

Par ailleurs, le conseil devra faire face au problème qui vient de se manifester à son immeuble d'eau potable, où on vient de détecter des signes de pyrrhotite.

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