CLD de Mékinac: les administrateurs font le point

Le président du conseil d'administration du CLD Mékinac,... (Photo: Sylvain Mayer, Le Nouvelliste)

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Le président du conseil d'administration du CLD Mékinac, Guy Dessureault.

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Louise Plante
Le Nouvelliste

(Saint-Tite) Le conseil d'administration du CLD Mékinac qui tenait une réunion mercredi soir dernier, a tenu à revenir sur les événements des dernières semaines où gens d'affaires et élus se sont interpellés mutuellement quant à l'avenir et la forme de leur CLD.

Manifestement, il voulait surtout répliquer à la lettre (et aux chiffres) que le préfet Alain Vallée avait fait parvenir aux médias la semaine dernière, expliquant son point de vue sur l'avenir de l'organisme.

Dans un long communiqué émis en fin de journée jeudi, le président du CLD, le maire Guy Dessureault, a avisé les entreprises et les organismes partenaires que le CLD Mékinac poursuivra ses opérations dans sa structure actuelle pour l'exercice 2015, avec du personnel et un budget réduit, puisque la Loi sur le ministère de l'Économie, de l'Innovation et des Exportations (Loi 34, article 90-91) est toujours en vigueur.

Il ajoute que lui et ses membres ont la conviction que le traitement des dossiers des entreprises doit se faire par une entité autonome et décisionnelle, composée à la fois d'élus de la MRC et de bénévoles de la société civile. Il poursuit en disant que l'avenir de la Société d'infrastructures de Mékinac (SIM), société immobilière ayant comme mandat de favoriser l'implantation d'entreprises sur le territoire de la MRC de Mékinac, serait compromis si on fermait le CLD Mékinac.

«La gestion de nos portefeuilles d'investissement, notamment le Fonds local de solidarité de Mékinac, ne permet pas un transfert décisionnel au conseil des maires de la MRC de Mékinac. Nos entrepreneurs seraient alors privés d'un outil de financement de plus d'un demi-million $, selon la proposition actuelle de la MRC de Mékinac. De surcroît, la MRC ne prévoit pas le maintien des nombreux comités de concertation bénévoles mis sur pied par le CLD, citons par exemple la table touristique et la table équestre.»

M. Dessureault reconnaît que le moyen choisi (le CLD Mékinac) pour rendre les services en matière de développement économique ne doit pas engendrer de coûts supplémentaires à la population de la MRC. Il soutient toutefois que l'information mentionnée dans le communiqué du 28 novembre dernier par la MRC de Mékinac dans lequel le préfet mentionne que «tout en économisant 115 000 $, qui pourraient être injectés dans les entreprises, l'option de la MRC de Mékinac s'assure de sauvegarder les compétences non seulement reliées au développement économique, mais également au développement touristique et culturel», est erronée.

«Nous tenons à préciser, à titre d'exemple, que notre proposition prévoit le maintien de 4 ressources et que la MRC de Mékinac prévoyait le maintien de 3 ressources. Il est facile de constater que les scénarios financiers ne peuvent être comparés puisqu'ils ne contiennent pas les mêmes hypothèses de base. De plus, les tenants de cette position postulent qu'ils économiseraient 30 500 $ reliés au bail de location que le CLD Mékinac a signé de bonne foi avec la Caisse Desjardins du Centre de Mékinac en 2014. Or, le conseil d'administration tient à préciser qu'il n'a pas l'intention de quitter ses locaux et qu'il n'y a aucun mécanisme légal permettant de mettre fin à cette entente», peut-on lire dans le communiqué.

«Nous sommes conscients que notre relocalisation a mis les freins à un projet de construction d'un nouvel édifice pour la MRC de Mékinac, admet M. Dessureault. Mais nous demeurons convaincus qu'il n'était pas de mise d'investir plus de 1,5 million $ pour un bâtiment administratif compte tenu de la situation économique.»

Pour conclure sur la situation financière reliée au CLD Mékinac, le président ajoute que son conseil est d'avis que le coût économique du maintien du CLD Mékinac par rapport à une fusion avec la MRC de Mékinac est plutôt de l'ordre de 20 000 $ annuellement. Cela dit, l'offre de service actuelle du CLD a été repensée. Deux postes ont été abolis, soit celui de commissaire industriel et celui d'agente touristique et de communication (dans ce dernier cas, la MRC avait manifesté son intérêt à rapatrier le tourisme, ce qui ne s'est pas concrétisé dans son dernier budget). Un poste administratif, a été maintenu. À cette ressource, se joindront trois professionnels en développement économique, dont le directeur général.

«En ce sens, nous avons décidé de maintenir, à même nos surplus, le poste en tourisme pour une période de six mois. Cette période transitoire permettra de conserver les acquis», de conclure le président du ca.

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