Le CLSC de Saint-Tite ne veut pas redéménager

Michel Champagne... (Photo: Sylvain Mayer)

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Michel Champagne

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Louise Plante
Le Nouvelliste

(Saint-Tite) Le Centre de santé et de services sociaux de la Vallée-de-la-Batiscan, plus précisément les services financiers de son CLSC, récemment déménagés au premier étage de l'immeuble de la MRC de Mékinac, se trouve bien malgré lui au coeur des impacts des dernières annonces gouvernementales, et ce, sous divers aspects.

Il est en effet touché indirectement par la coupe dans le financement des CLD, le nouveau pacte fiscal et la réforme administrative du réseau de la santé.C'est au point qu'il a dû mettre temporairement sur la glace ses projets d'aménagement de bureaux en vue de pouvoir loger de nouveaux médecins, le temps de voir comment toutes ces réformes atterriront.

Une chose est certaine toutefois, pas question de déménager à nouveau les services administratifs du CLSC, et ce, pour des questions de sécurité.

«Actuellement, nous avons un bail avec la MRC de Mékinac qui se termine en 2017. Et je n'ai pas eu d'indications que le bien-fondé de notre entente était remis en question», a confié le directeur général du CSSS, Michel Champagne.

Rappelons qu'à la suite des coupes importantes annoncées par Québec dans les CLD, le préfet Alain Vallée avait évoqué la possibilité de rapatrier le CLD dans les locaux de la MRC, au premier étage, en souhaitant procéder à un échange de locaux avec le CLSC. Une avenue qui semble avoir été abandonnée depuis par la MRC et ce pour plusieurs raisons.

«Quand on loue des locaux, on a des exigences supplémentaires qui concernent notre réseau informatique, explique M. Champagne. C'est un réseau qui est sécurisé et c'est assez complexe quand on sort de nos installations régulières. Il faut faire des demandes spéciales et c'est parfois long. Justement, on voulait entrer dans nos nouveaux locaux dès avril dernier et on ne le pouvait pas parce que notre réseau n'était pas sécurisé. On ne peut tout simplement débarquer à un endroit et se faire connecter à Internet et à la téléphonie.»

M. Champagne confirme par ailleurs que des discussions ont aussi eu lieu avec la MRC de Mékinac pour des locaux administratifs supplémentaires, cette fois au rez-de-chaussée. «Mais ça, c'était avant qu'on parle de nous transformer dans un centre intégré de santé et de services sociaux. On avait deux projets d'agrandissement au CSSS: un projet pour le CLSC de Sainte-Geneviève et un autre pour celui de Saint-Tite. Dans le cas de Saint-Tite, l'option choisie était de se trouver d'autres espaces de location, ce qui était moins cher que de construire. Notre option était une entente avec la MRC qui avait des locaux libres à la suite du départ du CLD.»

La première étape consistait à sortir des services administratifs des locaux actuels du CLSC. On a choisi de déménager la direction financière, compte tenu des locaux disponibles. Mais le CSSS projetait d'aller plus loin et de dégager davantage d'espace dans le but d'accueillir dans un avenir rapproché cinq nouveaux médecins. C'est pourquoi on a aussi brièvement discuté de louer tout l'immeuble de la MRC de Mékinac et de la loger ailleurs.

Le préfet Vallée s'était montré ouvert à cette option. Soit la MRC se dotait alors de nouveaux locaux, soit elle s'agrandissait. «Vous comprendrez qu'on n'en est plus là. Disons qu'on a mis les choses sur la glace», avoue M. Champagne, tout en admettant que les problèmes d'espace du CLSC restent entiers. «Maintenant, comment le résout-on?. Ce sera avec une nouvelle façon de faire et une nouvelle philosophie. Une chose est certaine, on a fait un choix dans notre projet d'agrandissement et on a choisi le projet du CLSC de Sainte-Geneviève.

Pour Saint-Tite, on s'était dit qu'on s'organiserait différemment et que si un jour on avait encore besoin d'espace, théoriquement, il restait encore des possibilités de négocier avec la MRC qui pourrait, je dis bien pourrait, être un partenaire éventuel. Mais avec le nouvel alignement du gouvernement, on met ça sur la glace le temps d'être fixé et de recevoir les nouvelles règles. On ne veut pas faire des choses qu'il faudra défaire après», de conclure le directeur général du CSSS.

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