CLD de Mékinac: Dessureault critique durement Vallée

Guy Dessureault, maire de Saint-Roch-de-Mékinac.... (Photo: Sylvain Mayer, Le Nouvelliste)

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Guy Dessureault, maire de Saint-Roch-de-Mékinac.

Photo: Sylvain Mayer, Le Nouvelliste

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Louise Plante
Le Nouvelliste

(Saint-Roch-de-Mékinac) «Le CLD, c'est la seule chose qui marche dans le sens du monde dans Mékinac, il faut le garder!»

Le président du conseil d'administration du Centre local de développement de Mékinac, le maire de Saint-Roch-de-Mékinac Guy Dessureault, était plus que déçu que la deuxième réunion des maires qui avait lieu en fin d'après-midi vendredi dernier, en présence d'un avocat, ne se soit pas conclue par un vote pour la survie du CLD dans sa structure actuelle, trois employés en moins.

«On en est au même point, cinq contre cinq, et on va en discuter à nouveau au caucus des maires, mercredi (demain) à la MRC», a-t-il confié.

Outre le maire Dessureault, les maires André Léveillé de Saint-Tite, Bernard Thompson de Hérouxville, Julie Trépanier de Saint-Séverin (tous membres du conseil d'administration du CLD) et Jean-Guy Lavoie et Notre-Dame-de-Montauban, sont en faveur du plan de survie proposé par le directeur général du CLD, Patrick Baril.

Les maires Léveillé et Thompson se sont d'ailleurs ouverts au Nouvelliste la semaine dernière. Contrairement aux maires de Grandes-Piles (Daniel Petit), Sainte-Thècle (Alain Vallée), Saint-Adelphe (Paul Labranche), Lac-aux-Sables (Jean-Claude Tessier) et Trois-Rives (Lucien Mongrain).

Ces derniers comme le préfet, préfèrent qu'on rapatrie le CLD à la MRC, principalement pour des questions de contraintes monétaires, comme l'a expliqué le préfet Alain Vallée dans une entrevue récente. Le président du CLD a aussi eu des mots très durs envers le préfet de la MRC de Mékinac. À son avis, ce dernier est contre le projet de survie du CLD tout simplement par frustration de ne pas y siéger. «Il n'y a rien à faire avec le préfet», tranche-t-il, tout en niant toutefois que ce dossier soit en train de se transformer en chicane politique.

«Non, ce n'est pas une chicane! Mais moi je dis ce que je pense. Je ne me cache pas et j'aime les votes à main levée. Il faut s'assumer dans la vie. J'ai lu les déclarations du préfet dans Le Nouvelliste. C'est comme si les maires qui sont là (au conseil d'administration du CLD) ne sont pas compétents. Moi, j'ai été en business pendant 35 ans. La différence entre moi et le préfet, c'est que moi, j'ai administré MON argent. C'est pas l'argent des autres.»

Le maire Dessureault s'est dit excédé de sortir de réunions sans que rien n'avance. Il reste toutefois optimiste de pouvoir convaincre au moins un autre maire du bien fondé du plan de survie du CLD.

«Notre CLD fonctionne bien. Notre directeur général, M. Baril, nous a soumis un plan par écrit. On pouvait garder notre CLD sans problème... et il n'est pas encore parti, je peux vous dire ça! On n'ira pas toucher à ça. On a un super de bon homme. Mais avec toutes ces niaiseries-là, on risque de le perdre. C'est ça qui peut arriver. M. Baril reçoit plusieurs offres. Il peut aller travailler n'importe où. Des hommes compétents comme ça, ça ne court pas les rues. Il faut être assez intelligent pour le garder. Moi, c'est ce que je dis», de conclure fermement le président du CLD Mékinac.

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