Des choix difficiles dans Mékinac

Alain Vallée... (Photo: Stéphane Lessard)

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Alain Vallée

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Louise Plante
Le Nouvelliste

(Sainte-Thècle) Les dix maires de la MRC de Mékinac ont eu de longues discussions, mardi dernier, et ils les poursuivront demain avec l'aide de leur avocat, afin de départager les responsabilités de la MRC et du CLD dans le dossier du bail à long terme que ce dernier a signé cette année en s'installant au centre-ville de Saint-Tite, et qu'il faut maintenant casser, compte tenu des impacts du pacte fiscal.

On se souviendra que les relations étaient un peu tendues entre la MRC et le conseil d'administration du CLD, et que l'organisme, un peu à l'étroit au deuxième étage de l'édifice de la rue Notre-Dame, avait préféré déménager, en dépit du désaccord de quelques maires.

Or, les choses étant ce quelles sont avec les coupes annoncées par Québec, les quelques personnes qui feront toujours partie du personnel du CLD devront vraisemblablement regagner les locaux de la MRC. Le problème, c'est qu'entre temps, le deuxième étage a été loué à un organisme du réseau de la santé.

Par ailleurs, il faut aussi déterminer ce qui sera conservé ou non de la structure du CLD et si on pourra toujours poursuivre l'animation touristique. Enfin, il y a aussi la question de l'agent culturel de la MRC, en poste depuis peu, qui est aussi remis en question et ce dans un contexte de rebrassage de cartes à la direction régionale du ministère de la Culture, où on vient de proposer un nouveau partenariat pour soutenir l'animation culturelle en milieu rural.

Le préfet de la MRC de Mékinac, Alain Vallée, a une façon simple de résumer la situation: les maires devront prendre une décision qu'ils sont prêts à payer. Point à la ligne. Une seule chose semble faire l'unanimité pour l'instant: il faut continuer à faire du développement économique dans Mékinac. Mais pour ce faire, le budget disponible - amputé de 56 % - ne doit pas passer uniquement en salaires, fait remarquer le préfet. Des choix devront donc être faits parmi le personnel syndiqué du CLD.

«On a discuté de 9 h 30 à14 h mardi mais nous n'avons pas encore de décision c'est pourquoi on se revoit vendredi à 16 h, a-t-il confié. Il y a des choses qu'il faut expliquer davantage pour certaines personnes et des aspects légaux à regarder. C'est pourquoi Me Lemay sera là vendredi.

On sait aussi qu'à la suite des pressions des CLD, les MRC ont maintenant le loisir ou non de garder leur structure de CLD au lieu de simplement les abolir. Mais le financement reste coupé de 56 %. Alors, si je garde la structure, disons trois personnes au lieu de sept, avec salaires et bénéfices marginaux, que je paie un loyer, la secrétaire, la vérification comptable, qu'est-ce qui restera pour soutenir les entreprises?»

Le préfet Vallée ne peut s'empêcher de constater que certains maires sont plus émotifs que d'autres et qu'ils souhaiteraient sauver tous les emplois. «Sauver tous les emplois, ça veut aussi dire augmenter toutes les quotes-parts», prévient-il. Mais, le préfet laisse aussi entendre qu'on pourrait voir des collaborations s'installer entre les municipalités, au niveau culturel par exemple.

«Il y en a quatre ou cinq municipalités qui ont des comités culturels qui vont bien. Peut-être qu'on peut regarder des choses. Notre poste d'agent culturel n'a pas été sacrifié encore. On verra. Mais on a la même situation pour l'agent de développement touristique. C'est bien beau de dire à quelqu'un: tu t'occupes de l'équestre, si on n'a pas une maud... cenne pour le payer!»

Il n'est pas écarté non plus que les maires envisagent des mises en commun de services avec la MRC des Chenaux. Bref tout est sur la table, y compris de nouvelles formules.

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