La Coopérative de Saint-Ubalde se retire

La Coop de solidarité multi-services de Notre-Dame-de-Montauban lors... (Photo: Stéphane Lessard, Le Nouvelliste)

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La Coop de solidarité multi-services de Notre-Dame-de-Montauban lors de son inauguration.

Photo: Stéphane Lessard, Le Nouvelliste

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Louise Plante
Le Nouvelliste

(Notre-Dame-de-Montauban) Bien que la Coopérative agricole de Saint-Ubalde, qui gère l'épicerie la quincaillerie et la station service de Coopérative de solidarité multiservices de Notre-Dame-de-Montauban, vienne d'annoncer par lettre au conseil municipal qu'elle cessera ses opérations à ce point de service le premier décembre prochain, le maire Jean-Guy Lavoie affirme de son côté que le conseil est déterminé à ce que la coopérative reste ouverte.

Une rencontre est prévue à la municipalité ce vendredi avec le conseil d'administration de la Coopérative de solidarité multiservices de Notre-Dame-de-Montauban, ainsi que le directeur du CLD de Mékinac Patrick Baril, et Annie Roy de la Coopérative de développement coopératif Centre-du-Québec-Mauricie (CDR), ainsi qu'avec Me André Lemay.

Par la suite, une autre rencontre aura lieu avec les membres du conseil d'administration de la Coopérative agricole de Saint-Ubalde à qui le conseil demandera plus d'explications. «C'est une véritable bombe qui nous est tombée sur la tête. On nous a appris ça par une lettre! Mais je veux qu'on sache que la Municipalité est prête à tout faire pour garder la coopérative ouverte», a prévenu le maire Lavoie.

Rappelons que la Coopérative agricole de Saint-Ubalde, située dans Portneuf, compte deux quincailleries Unimat, l'une à Saint-Ubalde et l'autre à Lac-aux-Sables, une épicerie Intermarché également à Saint-Ubalde et depuis 2012, trois services à la Coopérative de solidarité multiservices de Notre-Dame-de-Montauban, où on retrouve une épicerie, un poste d'essence Sonic, et une quincaillerie, mais aussi un comptoir Desjardins et la bibliothèque municipale.

Or, comme ce point de services est le moins rentable, la coopérative de Saint-Ubalde a décidé de se retirer. La coopérative de Notre-Dame-de-Montauban, continuera d'héberger les autres services.

Comme l'explique Guylaine Cauchon, présidente de la Coop de Saint-Ubalde et administratrice à la Coop de solidarité multiservices de Notre-Dame-de-Montauban, le manque à gagner est causé par le comportement des membres qui la fréquentent un peu comme un dépanneur, et qui se contentent d'y acheter surtout de l'essence à l'occasion ainsi que des produits de tabac et de loterie, des produits nettement moins rentables que l'épicerie et la quincaillerie.

En fait, ces trois services de la Coopérative de solidarité multiservices de Notre-Dame-de-Montauban n'ont jamais été rentables. Le taux de fréquentation a beau être bon, le volume d'achat resterait insuffisant.

«À Notre-Dame-de-Montauban, c'est depuis le début qu'on accuse des pertes, quelque 100 000 $ à chaque année, observe Mme Cauchon. Il fallait protéger la Coopérative de Saint-Ubalde. Pour le moment, c'est la décision que nous avons prise.

À Notre-Dame-de-Montauban, s'ils veulent leurs commerces, je pense qu'ils vont prendre les moyens qu'il faut pour que ça continue, avec ou sans la Coop de Saint-Ubalde. On souhaite que quelqu'un prenne ça en main. Si quelqu'un a de bonnes idées, on est ouverts à la discussion. Mais je pense que le sentiment d'appartenance envers la coop n'était pas là.»

Notons que la mise sur pied de cette coopérative a représenté un énorme défi pour Notre-Dame-de-Montauban, une municipalité de la MRC de Mékinac classée dévitalisée par le ministère des Affaires municipales.

La formule coopérative, qui a fait ses preuves dans d'autres villages, semblait pourtant idéale pour cette localité de près de 846 résidants et 980 villégiateurs, qui souhaitait préserver ses services de proximité. À son ouverture, la coop comptait plus de 410 membres, qui était son objectif de départ.

Outre la Municipalité, la population et la Coopérative agricole de Saint-Ubalde, le projet a aussi pu compter sur l'appui de plusieurs autres partenaires techniques et financiers comme la Coopérative de développement coopératif Centre-du-Québec-Mauricie (CDR), le Centre local de développement Mékinac (CLD), la MRC Mékinac, la Société d'aide au développement des collectivités de la Vallée-de-la-Batiscan (SADC Vallée-de-la-Batiscan), la Fiducie du Chantier de l'économie sociale, la Caisse populaire de l'Ouest de Portneuf, ainsi que le Centre Financier aux Entreprises de l'Ouest de Portneuf. Le projet était aussi soutenu à l'époque par les députés Michel Matte (Portneuf) et Julie Boulet (Laviolette).

Le projet était aussi associé au développement de l'emploi (8 emplois) par l'entrepreneuriat collectif dans les municipalités dévitalisées. Une initiative supportée par la Coopérative de développement régional Centre-du-Québec-Mauricie en partenariat avec Emploi-Québec, le ministère des Affaires municipales le ministère du Développement économique, de l'Innovation et de l'Exportation (MDEIE) et la Conférence régionale des élus (CRE) de la Mauricie.

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