Piscine intérieure dans Mékinac: la population de la MRC sera consultée

Le préfet de la MRC et maire de... (Photo: Stéphane Lessard)

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Le préfet de la MRC et maire de Sainte-Thècle, Alain Vallée.

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Louise Plante
Le Nouvelliste

(Saint-Tite) Réunis en assemblée mercredi soir, les maires de la MRC de Mékinac ont décidé de revenir sur leur décision d'abandonner le projet d'une piscine intérieure à l'école secondaire Paul-Le Jeune de Saint-Tite. Ils entameront plutôt le printemps prochain une consultation de leur population respective sur ce sujet.

C'est ce qu'on peut appeler un revirement de situation, car à leur réunion de janvier dernier, une majorité d'élus avaient décidé de ne pas aller de l'avant avec ce projet de plus de 2 millions $ soutenu par le préfet de la MRC et maire de Sainte-Thècle, Alain Vallée.

Ce dernier s'est d'ailleurs dit très heureux de la décision de ses collègues de donner une deuxième chance à ce dossier à teneur régionale. «C'est un projet qui me tient beaucoup à coeur», a-t-il admis.

Pourquoi cette volte-face des maires? Tout simplement parce que depuis janvier, des voix citoyennes se sont élevées pour demander aux élus de reconsidérer leur position. Une page Facebook en faveur du projet a même été créée par Caroline Côté de Saint-Tite, ce qui n'a pas manqué d'impressionner les maires, car la page a été très visitée.

Quelque 251 personnes ont indiqué qu'elles aimaient l'idée tandis que 324 autres en ont parlé. Plusieurs personnes provenant des municipalités de la MRC de Mékinac s'étaient d'ailleurs présentées à la réunion mercredi soir, malgré la tempête, pour convaincre les maires de changer d'avis.

Par ailleurs, Le Nouvelliste a appris que quelques maires ont été apostrophés par des citoyens en faveur du projet: de jeunes sportifs, mais aussi des mamans intéressées par l'aquaforme et des retraités actifs, tandis que d'autres auraient été rappelés à l'ordre par leurs propres conseillers qu'ils auraient négligé de consulter avant de prendre position contre le projet à la MRC.

Devant cette situation, le directeur général du CLD de Mékinac, Patrick Baril, est venu présenter de nouveau le dossier aux maires lors du caucus qui précède l'assemblée publique. C'est à la suite de cet exposé qu'une résolution fut adoptée, faisant état de l'intention des maires de reprendre le dossier et de le mener à une seconde étape soit une consultation populaire qui sera menée par la MRC elle-même afin d'assurer uniformité et confidentialité au processus.

«Je viens de parler au directeur du CLD et une communication sera acheminée à chaque maire pour leur dire que c'est la MRC qui va prendre la responsabilité du sondage, a confirmé hier matin, le préfet Vallée. Le questionnaire sera approuvé à notre réunion du mois de mars et la consultation suivra en avril. On veut que ce soit uniforme et que la question soit posée de la même façon à tout le monde. Il y a une manière scientifique de procéder», a insisté M. Vallée. Une attention particulière sera apportée à la répercussion du projet sur les taxes municipales, car de véritables légendes urbaines semblent circuler à ce sujet, alors que l'impact serait plutôt modeste.

Le préfet s'est dit conscient de la tiédeur de la Commission scolaire de l'Énergie dans ce dossier. Il est aussi au fait que le programme d'infrastructures pour ce genre de dossiers est actuellement gelé au ministère de l'Éducation, du Loisir et du Sport. Mais comme l'objectif de réalisation est 2015, le préfet aimerait que le dossier de Mékinac prenne sa place à la suite des projets déjà soumis. «Je me dis que si on monte un bon plan financier, les autres partenaires auront du mal à dire non. Ils risquent d'avoir des pressions de la population eux aussi. Si le sondage est positif, on va accentuer nos pressions sur les autres partenaires.»

Les sources de financement du projet sont en effet nombreuses. La MRC peut puiser dans ses surplus, dans le fonds du Pacte rural, celui du pont de la Mattawin, dans des fonds compensatoires d'Hydro-Québec, faire une demande de participation aux Caisses Desjardins, à la Conférence régionale des élus de la Mauricie, etc.

L'auteure de la page Facebook était sur place mercredi soir dernier et était ravie de la tournure des événements. Mme Côté a confié que la page restera active mais que pour sa part, elle consacrera désormais ses énergies à un prochain accouchement... en attendant le résultat de la consultation populaire. «La balle est maintenant dans le camp de la population», a-t-elle conclu.

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