Saint-Tite voudrait imposer des tarifs au Festival Western

Pascal Lafrenière, directeur général du Festival western de... (Photo: Olivier Croteau)

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Pascal Lafrenière, directeur général du Festival western de Saint-Tite.

Photo: Olivier Croteau

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Louise Plante
Le Nouvelliste

(Saint-Tite) Le conseil municipal de Saint-Tite veut imposer des tarifs au Festival western de Saint-Tite en échange de certains services fournis par la municipalité. Un projet plus ou moins bien reçu par l'administration du festival.

Une première rencontre a eu lieu en juin dernier à ce sujet, suivie d'une autre en décembre en pleine préparation du budget, sans qu'un accord n'intervienne entre les deux parties.

Le directeur général du festival, Pascal Lafrenière, qui a participé aux échanges avec son conseil d'administration, reste prudent dans ses commentaires, mais fait observer d'entrée de jeu que le festival paie déjà 63 500 $ en taxes foncières sur ses installations à Saint-Tite plus 15 000 $ en permis d'exploitation en général.

«Ça, c'est connu et public. Mais oui, effectivement, il y a des discussions avec la Ville mais disons que nous n'avons pas encore de demande officielle à ce moment-ci. Il y a des échanges entre le conseil municipal et le conseil d'administration du festival et je suis impliqué avec le C.A.» Il a refusé de préciser pour quels services précisément la Ville voulait être payée.

Mais cela dit, M. Lafrenière ne peut s'empêcher de faire remarquer qu'il a récemment pris connaissance des sommes d'argent qui sont octroyées par Trois-Rivières à ses différents festivals. «Ça, ce n'est pas notre réalité à nous», laisse-t-il tomber, un brin envieux, tout en admettant qu'il n'y a pas de comparable dans la région avec le Festival western en terme d'importance et de retombées économiques.

«Mais les retombées économiques, c'est pas juste pour nous, note-il. Le service à notre clientèle, c'est ce qui coûte de plus en plus cher et c'est ce qui avait justifié l'arrivée des étoiles l'an dernier», rappelle-t-il, en faisait allusion à l'Étoile du shérif, une épinglette vendue au coût de 5 $ et qui donne accès gratuitement à certains chapiteaux. Le bénéfice généré par cette vente doit servir entre autres à améliorer l'animation sur la rue, avec des amuseurs publics.

«Nous ne recevons pas de subvention en argent direct de la Ville, insiste M. Lafrenière. Mais on fait des échanges de services. La Ville nous aide par certains côtés mais on ne sort pas d'argent de la Ville, insiste-il, tout en rappelant que Saint-Tite a déjà publié qu'elle a dégagé un «bénéfice d'opération» avec le Festival western pour l'an dernier et il y a deux ans. «Je pense que c'est 20 000 $ l'an dernier et 80 000 $ l'année d'avant, mais je ne suis pas certain à 100 % de ces chiffres. Il faudrait demander au maire.»

Mais justement, le maire de Saint-Tite, André Léveillé, a refusé, hier, de discuter du sujet avec Le Nouvelliste, prétextant être en rencontre de caucus, sur la question du festival.

«Je ne peux faire aucune déclaration sur la tarification du festival» a-t-il déclaré. Le seul son de cloche officiel de la municipalité à ce sujet est venu du dernier budget où on pouvait lire: «Nous travaillons à dégager un surplus avec les services offerts au Festival western», mais sans plus.

Pascal Lafenière a dit souhaiter arriver bientôt à une entente avec la Ville, car le festival doit mettre la dernière main à sa programmation pour avril prochain. Il a aussi refusé de dire quelle atmosphère régnait lors des rencontres, mais d'après ce que Le Nouvelliste a pu apprendre des proches du festival, les relations seraient un peu tendues.

«Ce n'est pas parce que 630 000 personnes viennent nous voir, que 630 000 personnes font des dons au festival, observe M. Lafrenière. Il y a 70 000 personnes qui vont voir les rodéos, peut-être 20 000 qui vont voir les spectacles au Country club Desjardins, c'est tout. Nous, on est «autogénérés» à 75 % ce qui est très élevé par rapport aux événements du genre. Le reste, c'est subventions et commandites privées», rappelle-t-il.

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