L'entreprise de la famille Déry est la seule au Québec, parmi les 13 entreprises réparties au Canada, à prendre part à ce projet-pilote qui lui ouvrira de nouveaux marchés et contribuera fortement à son expansion puisqu'elle aura désormais l'autorisation de faire du commerce avec les autres provinces canadiennes.
«On avait beaucoup d'entreprises au Canada qui étaient rendues à une étape où elles devaient être accréditées du fédéral pour pouvoir faire du commerce interprovincial et pour pouvoir exporter», explique Norman Houle, directeur régional du MAPAQ.
«Les étapes à franchir pour se rendre étaient énormes et les montants à investir aussi», dit-il. «Il y avait beaucoup de demandes de la part des transformateurs de voir à faire un programme pour les aider à franchir cette étape-là», explique-t-il.
En 2010, donc, à l'occasion d'une conférence des ministres canadiens de l'Agriculture, il fut décidé de lancer un programme-pilote de 5 millions $ afin d'aider 13 entreprises canadiennes à se lancer dans le commerce interprovincial de la viande.
Le but de ce projet est de pouvoir observer les difficultés qui seront rencontrées en chemin et obtenir ainsi suffisamment d'expérience pour bâtir un programme d'aide efficace pour les autres entreprises dans ce domaine.
Pour les Produits de nos Grands-Mères, il s'agit d'uninvestissement de près d'un demi-million $ fort heureusement atténué par l'aide financière de 375 000 $.
Caroline Déry, contrôleure et responsable du développement du marché de l'entreprise familiale, se réjouit grandement de cette expérience parce que ses clients lui demandent de plus en plus si l'entreprise possède la fameuse accréditation. «Là, on va l'avoir», dit-elle.
«Ça va vraiment élargir le marché», prévoit-elle.
L'entreprise vend déjà ses produits chez Costco, Metro, Loblaws et Tigre Géant, autant d'entreprises dont le marché s'entend dans tout le Canada, mais ne pouvait pas, auparavant, profiter de l'étendue géographique de ce marché.
La ministre de l'Emploi et de la Solidarité sociale, Julie Boulet, explique qu'il «s'agissait de simplifier, réduire ou même abolir certaines exigences et ainsi faciliter la vie des entreprises de petite et moyenne taille sans compromettre bien sûr l'hygiène et la salubrité des viandes», explique-t-elle.
Le directeur régional du Mapaq est bien fier que la seule entreprise québécoises choisie pour de projet-pilote soit située en Mauricie et promet que le Mapaq saura l'accompagner jusqu'au bout dans ses démarches.