Retard dans les travaux d'aqueduc: Saint-Prosper cherche une solution

Le maire Michel Grosleau sur le rang Saint-Augustin... (Photo: François Gervais)

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Le maire Michel Grosleau sur le rang Saint-Augustin où 18 résidences ne sont toujours pas desservies par les services d'aqueduc et d'égout.

Photo: François Gervais

Louise Plante
Le Nouvelliste

(Saint-Prosper) Le maire de Saint-Prosper, Michel Grosleau, qui cherche à faire inclure 18 maisons du rang Saint-Augustin dans les actuels travaux d'aqueduc et d'égout entamés au coeur du village, se dit convaincu que le ministère des Affaires municipales, des Régions, et de l'Occupation du territoire a mal compris les conclusions d'une étude environnementale et se propose de revenir à la charge avec l'aide de la ministre responsable de la région, Julie Boulet, pour convaincre Québec d'accepter cet ajout.

Le maire Grosleau explique que lors de la préparation du chantier, c'est le ministère lui-même qui avait évoqué la possibilité exceptionnelle de raccorder ces 18 maisons, même si elles se trouvent en dehors du périmètre urbain, puisque le sol glaiseux sur lequel elles sont construites rend très difficile et onéreuse la construction de nouveaux champs d'épuration conformes aux normes.

À la demande même du ministère, une étude supplémentaire a été réalisée sur cette question. Toutefois, malgré la recommandation positive des fonctionnaires d'inclure ces maisons dans les travaux, le ministère aurait fait volte-face, craignant visiblement de créer un précédent.

«Il faut comprendre que ces 18 résidences sont à problème au niveau de l'assainissement des eaux, explique le maire. Beaucoup de facteurs entrent en ligne de compte, dont la teneur du sol. C'est le ministère qui a proposé de les inclure dans notre projet, laissant entendre que ce serait subventionnable. On a fait les démarches en conséquence.

On a rencontré les 18 propriétaires pour leur demander de nous céder une servitude pour faire l'installation septique sur leur terrain, en échange de quoi, la Municipalité prendrait cela en charge. On les a embarqués dans notre règlement d'emprunt, bref, tout était calculé en fonction de ça. Mais le problème a surgi quand on a déposé notre rapport au ministère parce qu'il trouvait que les coûts étaient pas mal élevés, soit 500 000 $ sur un projet total évalué au départ à 21 millions $ pour tout le village.»

Le maire Grosleau est d'autant plus déçu de la position de Québec, qu'à la suite de l'appel d'offres, le projet a été ramené à 18 millions $.

Il y a environ un mois, le ministère a réclamé une autre étude, avec une firme indépendante, pour lui prouver que le projet était viable, ce qui a été fait avec la firme SB. Les conclusions étaient à l'effet qu'il était préférable d'inclure les maisons du rang Saint-Augustin, mais Québec n'a toujours pas été convaincu. «Québec dit qu'il en coûte 10 000 $ et non 25 000 $ comme on le prétend, pour aménager des installations septiques,... mais ce n'est pas vrai, pas avec le sol qu'il y a à cet endroit», insiste le maire Grosleau.

Il va sans dire que toutes ces démarches ont entraîné un retard dans les travaux. Sans compter qu'il faut procéder rapidement car la route 159 doit absolument être refermée pour la période du Festival western de Saint-Tite, qui occasionne un achalandage important. Or, Québec ne versera le reste des subventions nécessaires à la reprise des travaux dans les lots 3-4 et 5, qu'à la condition que Saint-Prosper abandonne la phase 6... ce que la Municipalité refuse de faire.

Reste à voir ce que la ministre Boulet pourra faire avec ce dossier. D'ici là, le maire se propose de rencontrer à nouveau les propriétaires des maisons du rang Saint-Augustin. «Si on perd ces gens, c'est 18 personnes de moins pour payer la part de la Municipalité. On n'est pas nombreux ici», rappelle M. Grosleau qui connaît un début de vacances stressant.

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