Festival western de Saint-Tite: «Ça roule, ça roule!»

Francis Bédard, propriétaire de la Mercerie Gaétan, estime... (Photo: François Gervais)

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Francis Bédard, propriétaire de la Mercerie Gaétan, estime qu'il vit son deuxième Noël durant le festival.

Photo: François Gervais

Paule Vermot-Desroches

Paule Vermot-Desroches
Le Nouvelliste

(Saint-Tite) L'ouverture de la 42e édition du Festival western, hier, n'est pas sans rappeler l'importance de l'événement pour les commerçants locaux. Pendant que de nombreux commerces viennent s'installer temporairement dans le village pour profiter de l'achalandage, les commerçants locaux, eux, vivent en l'espace de quelques jours la période la plus importante de leur année au niveau des affaires.

Il ne faut toutefois pas exagérer les retombées du festival, prévient Joane Desaulniers, qui rigole toujours à chaque fois que quelqu'un lui fait la remarque qu'elle doit certainement boucler son années en dix jours. La restauratrice et propriétaire du Bistro Jonan, sur la rue Notre-Dame, confie toutefois qu'en dix jours elle réalise le tiers de son chiffre d'affaires annuel.

Fière de s'afficher comme exploitant un «restaurant sans friture», Mme Desaulniers doit cependant adapter son menu et ses commandes à l'approche du festival. Elle prolonge aussi ses heures d'ouvertures. «On offre toujours des plats maison et sans friture, mais j'adapte le menu pour des plats qui peuvent sortir plus vite des cuisines, parce que ça roule, ça roule», constate-t-elle en éclatant de rire.

Même son de cloche du côté de la microbrasserie À La Fût. Jeudi après-midi, les brasseurs étaient bien occupés à l'arrière-boutique à s'assurer de ne pas manquer de bière durant les prochains jours. Bien que la microbrasserie fournisse de la bière à plusieurs restaurants et bars à l'extérieur de la région, l'impact sur les ventes locales de bière est considérable durant le Festival western.

«L'an dernier, si on parle de la consommation locale de bière dans notre commerce, on a vendu autant de bière durant le festival que durant toute l'année», souligne Philippe Dumais, l'un des associés de cette coopérative. Ce dernier souligne par ailleurs que la présence du Festival western est un plus pour son commerce, alors que les visiteurs ont une occasion supplémentaire de découvrir ses produits lors de leur passage.

C'est donc pour ajouter au cachet western du festival que l'équipe de À La Fût a concocté une programmation de spectacles cette année durant les deux fins de semaine du festival, avec à l'affiche des groupes québécois qui font du bluegrass et du western. La microbrasserie en profite également pour tenir des barbecues agro-alimentaires où ils permettent aux visiteurs de connaître les produits locaux des producteurs de la région.

Un deuxième Noël

À la Mercerie Gaétan, jeudi après-midi, les employés s'affairaient à placer les derniers présentoirs de chapeaux de cow-boys, un produit qui sera certainement très en vedette cette semaine. Pour le propriétaire Francis Bédard, le Festival western est comme un deuxième temps des Fêtes.

«J'ai de la chance! Quand je regarde mes ventes, je constate que je peux compter sur deux Noëls dans mon année au lieu d'un seul», lance M. Bédard en rigolant. En effet, son chiffre d'affaires du Festival western peut égaler celui de décembre. Mais pour s'assurer de répondre à la demande, ses commandes pour le mois de septembre sont complétées dès le mois de janvier.

«On a nos clients réguliers que l'on revoit une seule fois par année, toujours durant le festival. À chaque année, ils sont au rendez-vous. Les gens accordent beaucoup d'importance à acheter leurs vêtements et leurs chapeaux à Saint-Tite, comme si c'étaient des originaux. Ça a autant de valeur que d'acheter à Calgary par exemple», constate M. Bédard.

De son côté, la restauratrice Joane Desaulniers constate depuis bientôt 15 ans l'ampleur que prend le festival d'année en année. «C'est toujours plus gros. C'est pas mêlant, ils vont bientôt devoir construire un deuxième étage à la ville. Mais les répercussions se font sentir jusqu'à Trois-Rivières. Il n'y a pas que Saint-Tite qui en sort gagnant», considère-t-elle.

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