Encore un nouveau maire en novembre à Saint-Mathieu

Claude McManus ne sollicitera pas un nouveau mandat... (François Gervais, Le Nouvelliste)

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Claude McManus ne sollicitera pas un nouveau mandat comme maire de Saint-Mathieu-du-Parc en novembre.

François Gervais, Le Nouvelliste

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Guy Veillette
Le Nouvelliste

(Saint-Mathieu-du-Parc) Les citoyens de Saint-Mathieu-du-Parc devront se choisir un nouveau maire à l'élection du 5 novembre. Préférant bénéficier de jours plus paisibles à 68 ans, Claude McManus a confirmé, lors de l'assemblée publique régulière de lundi, qu'il ne solliciterait pas un nouveau mandat cet automne.

Le retraité de la Sûreté du Québec avait été élu conseiller en 2009, avant de battre Claude Mayrand à la mairie en 2013. Après huit ans de politique municipale, il estime avoir fait sa part.

«Je n'envisageais pas faire quatre autres années; on vieillit!», réagit-il.

«Quatre années de plus, ça aurait été trop, tout simplement. Je n'ai pas senti de contestation de mon travail, ça va très bien au conseil, nous pouvons compter sur une bonne administration. Mais je ne suis pas un politicien de carrière. Je me suis présenté en politique pour défendre une cause, la protection des lacs. J'ai aimé ça, ce fut une très belle expérience. Mais à un moment donné, il faut passer le flambeau à d'autres.»

Autour de la table, les conseillers prennent évidemment note de cette décision pour la suite des choses. André Bordeleau se dit en réflexion. Michel Langlois affirme être prêt à revenir «à 90 %». Peter Mills sollicitera assurément un troisième mandat cet automne. De son côté, Daniel Bourassa n'était pas présent à la dernière assemblée publique.

Josée Magny ne veut rien confirmer pour le moment en ce qui concerne son avenir politique. Pourrait-elle être intéressée par la mairie, elle qui siège au conseil municipal sans interruption depuis 2005? Mme Magny laisse planer le mystère.

Rappelons que le sixième poste de conseiller était occupé par Jules Bourassa, décédé subitement en janvier. Les élus avaient pris la décision de laisser ce siège vacant, étant donné que l'élection générale était prévue onze mois plus tard.

Autre maire

Chose certaine, un nouveau maire sera élu à Saint-Mathieu-du-Parc en novembre, une véritable ritournelle au cours des dernières années. Cette communauté élira son neuvième maire en 22 ans cet automne. Le record de longévité au cours de cette période appartient à Daniel Petit, entre 1999 et 2005.

M. McManus ne parvient pas à identifier précisément une raison qui puisse expliquer ce jeu de chaise musicale. M. Mayrand désirait revenir en 2013, mais la population lui a tourné le dos. Parfois, comme dans le cas de M. McManus et celui d'André Berthiaume, le maire sortant décide simplement de rentrer chez lui après un mandat.

«Saint-Mathieu-du-Parc est en développement», explique l'ex-commandant de la Sûreté du Québec. «Nous avons plus de projets, plus de mouvements, ce qui exige une charge de travail supplémentaire. Mais je ne pense pas qu'il y ait plus de difficultés chez nous. Je parle à des confrères et c'est partout pareil. C'est une question personnelle.»

«Je connais des gens qui se présentent parce qu'ils aiment profondément la politique», ajoute-t-il. «Peut-être qu'ici, il y en a moins. Ç'a déjà été dur à Saint-Mathieu-du-Parc parce qu'il y avait des clans. Mais ça, on le sent moins aujourd'hui. Des gens sont partis et d'autres ont vieilli!»

Une fois de plus, la campagne électorale s'annonce animée à Saint-Mathieu-du-Parc. Des bruits circulent déjà sur d'éventuels candidats à la mairie. Renald Grenier, un assidu des assemblées publiques, s'était présenté en 2013 et il s'était classé troisième derrière MM. McManus et Mayrand, à près de 27 % des voix. Il n'a pas encore réfléchi à la possibilité de tenter le coup à nouveau cet automne.

La décision de M. McManus clarifie le portrait dans le comté de Saint-Maurice pour les prochaines élections municipales. À Shawinigan et Notre-Dame-du-Mont-Carmel, les maires Michel Angers et Luc Dostaler ont annoncé depuis longtemps leur intérêt à solliciter un autre mandat. Du côté de Saint-Boniface enfin, Claude Caron a aussi confirmé lundi, en séance publique, qu'il mettait un terme à son engagement politique après quatre années comme conseiller et les huit dernières à la mairie.




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