Transport collectif de Maskinongé: une année de consolidation

Valérie Bellerose... (Stéphane Lessard, Le Nouvelliste)

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Valérie Bellerose

Stéphane Lessard, Le Nouvelliste

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Martin Lafrenière
Le Nouvelliste

(Louiseville) La Corporation des transports collectifs de la MRC de Maskinongé a profité de l'année 2016 pour consolider ses activités, ce qui explique que la bonification du nombre de transports est la plus faible des cinq dernières années.

L'organisme avait l'habitude d'afficher des hausses d'achalandage impressionnantes depuis 2012, celles-ci variant entre 21,5 % et 66 %. Mais avec ses 22 492 transports enregistrés en 2016, le transport collectif présente une augmentation de 3,34 % par rapport aux données de 2015.

Selon la directrice générale, Valérie Bellerose, la raison est très simple. Le transport collectif a fonctionné avec deux personnes au lieu de trois, car la dg était en congé de maternité. «On n'avait pas l'objectif de développer, on avait l'objectif de maintenir les projets en cours. L'équipe avait le mandat de consolider ce qu'on a», raconte Mme Bellerose.

La navette entre la MRC de Maskinongé et Trois-Rivières ainsi que le circuit de bus à Louiseville font partie des projets consolidés par l'équipe du transport collectif en 2016. Les deux services jouissent d'achalandage en hausse (23 % et 48 %), ce qui laisse entrevoir la possibilité qu'ils deviennent permanents.

«Le projet de la navette vers Trois-Rivières se terminait le 31 mars, mais le conseil d'administration pige à même nos surplus accumulés pour permettre de poursuivre le projet jusqu'en juin. Cette navette est le seul lien adapté à la population de la MRC de Maskinongé pour se rendre où tous les services sont, à Trois-Rivières.

Il faut voir ce que le ministère des Transports a comme provisions, mais on pense que la navette est un service obligatoire pour l'accès à la formation et aux soins médicaux. C'est un moteur pour freiner la dévitalisation de notre milieu», croit la directrice générale.

Le circuit de bus à Louiseville prend lui aussi fin en juin. Le transport collectif et la Ville de Louiseville devront analyser l'évolution de ce projet-pilote. «Ce n'est pas nécessairement le transport collectif qui prend la décision (de conserver le service), précise Valérie Bellerose. Mais ce serait bien de le conserver. Se déplacer à moindre coût à l'intérieur de la ville, c'est intéressant.»

Selon le rapport des activités de 2016 de la Corporation des transports collectifs de la MRC de Maskinongé, la formation demeure la raison qui regroupe le plus de demandes de transports, avec 27 %. Les services médicaux sont le besoin de transport qui arrive en deuxième place, avec 21 %.

Les personnes âgées de 19 à 40 ans sont toujours les utilisateurs les plus représentés (34 %) au sein de la clientèle globale du transport collectif. Les 65 ans et plus représentent 25 % des utilisateurs.

En attente des modalités de financement de la part du MTQ, l'équipe du transport collectif travaille sur certaines idées pour 2017. Elle veut améliorer la gestion du transport à l'interne et offrir via son site Internet une plateforme facilitant le maillage entre les gens à la recherche de transport et les personnes qui désirent faire du covoiturage.

L'organisme se prépare également à effectuer son 100 000e transport, lui qui en a effectué près de 94 000 entre les débuts du transport collectif en 2005 et la fin de 2016. 

«Quand je suis arrivée en 2005, on faisait 1500 transports par année, se souvient Valérie Bellerose. À mon premier mois, on avait eu 50 transports et aujourd'hui, on en fait plus de 2000 par mois! On a développé des ententes avec des partenaires transporteurs, on a toujours réussi à augmenter l'offre et la demande au même niveau. Atteindre 100 000 transports, c'est beau à voir.»




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