La sortie de Denis Mckinnon fait réagir à Saint-Justin

Denis McKinnon, ex-maire de Saint-Justin.... (Sylvain Mayer, Le Nouvelliste)

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Denis McKinnon, ex-maire de Saint-Justin.

Sylvain Mayer, Le Nouvelliste

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Martin Lafrenière
Le Nouvelliste

(Saint-Justin) La sortie publique de Denis McKinnon fait vivement réagir des conseillers de Saint-Justin qui estiment que l'ancien maire devrait se garder une petite gêne avant de faire la leçon au conseil actuel.

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Robert Francoeur

Stéphane Lessard, Le Nouvelliste

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Johanne Pâquet

Stéphane Lessard, Le Nouvelliste

«Denis McKinnon a manqué une belle occasion de fermer sa boîte. Une partie du trouble qu'on connaît actuellement, c'est lui qui l'a causé en embauchant Caroline Gagnon comme directrice générale. On a appris qu'en entrevue pour le poste, Caroline a confirmé que les chiffres, ce n'était pas son fort. Mais il voulait absolument l'avoir.

On voit ce que ça donne aujourd'hui: on fait rentrer la Commission municipale du Québec pour vérifier nos chiffres. On ne trouve pas ça drôle», commente le conseiller Robert Francoeur.

Johanne Pâquet renchérit sur les propos de son collègue de la table du conseil.

«Elle n'avait aucune expérience dans le domaine municipal! Quand M. McKinnon était là, il aurait pu choisir les bonnes personnes. Il a manqué à son rôle de maire. Si on a des problèmes aujourd'hui, c'est un peu à cause de lui.»

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François Gagnon

Stéphane Lessard, Le Nouvelliste

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Denis Frappier

Stéphane Lessard, Le Nouvelliste

François Gagnon dit avoir apprécié que Denis McKinnon ait laissé travailler en paix le conseil actuel durant trois ans. Selon lui, l'ex-maire aurait toutefois dû contacter certains conseillers avant de sortir du devoir de réserve qu'il s'était imposé.

«Il aurait dû avoir la décence de parler à au moins un conseiller qui a appuyé la résolution (sur les comportements jugés inappropriés du maire Jean-Claude Gauthier) pour avoir sa version. Il n'assiste pas aux séances du conseil, il n'est jamais venu ici depuis qu'il a quitté ses fonctions. Il parle à travers son chapeau. Il ne sait pas ce qui se passe au conseil. Où a-t-il pris l'information? Il n'a jamais appelé les conseillers signataires.»

Les propos de M. Gagnon, rejoignent ceux émis par le conseiller Denis Frappier dans une lettre d'opinion publiée dans l'édition de mercredi du Nouvelliste

M. Frappier indiquait que «proposer et appuyer une telle résolution ne relève pas d'un trip d'ego ou d'un leadership négatif, mais plutôt d'un sens des responsabilités afin de protéger les citoyens et les employés».

Conseiller municipal depuis 13 ans, André Clément a travaillé avec Denis McKinnon. Il aurait apprécié que ce dernier consulte au moins une personne du conseil.

«Il a parlé un peu rapidement. Des fois, on entend des rumeurs. Mais je lui aurais dit quelques affaires qu'il ne connaît pas.»

François Gagnon admet volontiers que tout le monde a droit à ses opinions. Le conseiller estime d'autre part que Saint-Justin a un «historique» depuis trois ans qui explique les nombreuses réactions des cinq conseillers s'opposant à certains comportements de Jean-Claude Gauthier.

«Je crois qu'on aurait pu être une belle équipe, mais M. Gauthier voulait être un dictateur. On a l'air d'être les méchants versus M. Gauthier qui semble jouer à la victime. Je suis toujours en faveur des résolutions votées pour limiter les pouvoirs du maire.»

Selon Robert Francoeur, Denis McKinnon a été le mentor de Jean-Claude Gauthier et l'a parrainé durant les six mois ayant précédé l'élection de novembre 2013.

«M. McKinnon tente de le protéger. C'est vrai qu'il n'y a pas de leadership actuellement, comme il n'en avait pas du temps de M. McKinnon. On a eu trop d'affaires négatives avec lui: l'embauche de Caroline Gagnon, son projet de développement domiciliaire qui aurait endetté la Municipalité de plusieurs centaines de milliers de dollars et qui a été bloqué, le dossier de faire changer le système de comptabilité pour fonctionner avec celui de la MRC qui a coûté deux fois plus cher.»

Autant dans sa lettre ouverte que lors de l'entrevue accordée au Nouvelliste, Denis McKinnon a mentionné qu'un certain ménage devait être fait à la prochaine élection. L'ancien maire croit que des conseillers doivent partir. La majorité des élus actuels pense à solliciter un autre mandat dans quelques mois.

Conseiller depuis 2013, François Gagnon affirme qu'il sera assurément candidat. Il ne sait pas encore si ce sera comme conseiller ou comme maire, une fonction qui l'intéresse.

«J'avais été approché en 2013 pour la mairie, mais je ne connaissais pas la fonction de la Municipalité. J'ai fait mes classes. J'ai de la disponibilité et le défi est intéressant. Ramener l'harmonie sera le plus gros mandat, quoi qu'entre les conseillers, ça ne va pas si mal», déclare M. Gagnon, qui fera connaître sa décision à l'été.

Johanne Pâquet sait qu'elle sera candidate comme conseillère en novembre, mais pourrait décider de faire le saut pour le poste de mairesse.

«Des gens m'en ont parlé. C'est un travail d'équipe, le conseil. Il faut s'asseoir pour développer la municipalité. Il y a bien des choses qu'on peut faire, tout dépendant du budget, sans étouffer le monde avec les taxes. On a été mal administré avec M. Gauthier et l'ancienne directrice générale, mais il y a des choses de bien à sortir de Saint-Justin.»

Robert Francoeur confirme qu'il sera candidat, toujours à un poste de conseiller. André Clément poursuit sa réflexion, de même que Denis Frappier. Ce dernier affirme qu'il est hors de question de solliciter un mandat comme maire.

Pour sa part, Guylaine Bellemare préfère ne pas commenter la situation. Elle est toujours indécise quant à un renouvellement de mandat.

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Michel C. Cousineau

Stéphane Lessard, Le Nouvelliste

Michel C. Cousineau pense à la mairie

La tempête qui secoue le conseil de Saint-Justin depuis trois ans n'empêche pas Michel C. Cousineau de réfléchir à être de nouveau candidat à la mairie, à l'élection de novembre 2017.

M. Cousineau a été l'adversaire de Jean-Claude Gauthier à l'élection de 2013. Depuis ce temps, le torchon brûle entre les deux hommes au point où M. Cousineau a déposé une plainte en déontologie contre le maire de Saint-Justin à la Commission municipale du Québec.

Malgré le contexte actuel, M. Cousineau semble encore très attiré par cette fonction.

«J'y pense beaucoup. C'est plus oui que non actuellement. Ça m'intéresse encore. Mais je m'en vais dans quelle sorte de guêpier? La politique, ce n'est pas facile, mais ça m'intéresse, car il y a moyen de faire quelque chose à Saint-Justin.»

M. Cousineau a été le directeur général de la Municipalité de 2009 à 2012. Selon lui, la Municipalité se portait très bien au moment de son départ.

«On était en santé financièrement. Les employés, ça allait bien. Mais depuis que je suis parti, ça périclite. On est au fond du baril. Je trouve malheureux de vivre dans une municipalité mal gérée. Je pourrais rétablir la situation en quelques mois. Si les gens veulent, on peut se mettre ensemble et sortir de notre marasme.»

Avec son expérience comme directeur général municipal et son bagage en tant que gestionnaire dans le secteur privé, Michel C. Cousineau croit qu'il a les atouts nécessaires pour occuper la mairie.

«Ça prend un plan d'action pour que Saint-Justin revive un peu. Il y a des choses à faire. Il faut rebâtir. On a des employés municipaux qui connaissent leur travail, il y a moyen de faire quelque chose. Si je rentre (à la mairie), il y aura de l'intégrité et de la transparence. Les gens auront des réponses, contrairement avec le maire actuel», dit celui qui annoncera sa décision d'ici quelques mois.

M. Cousineau a aussi pris connaissance des critiques adressées par Denis McKinnon sur la situation actuelle au conseil. L'ancien directeur général croit que M. McKinnon a sa part de responsabilités.

«Il a poussé M. Gauthier à se présenter. Quand est venu le temps d'engager la nouvelle directrice générale, je n'ai rien eu à dire et il a imposé son choix au conseil. Il voulait du sang neuf. Il a engagé Mme Gagnon (Caroline, qui a quitté ses fonctions en octobre 2016). Depuis ce temps-là, on a des problèmes à Saint-Justin. M. McKinnon a un héritage qui le poursuit.»

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