Un conseiller démissionne à Saint-Boniface

Les négociations entourant le renouvellement de la convention... (Sylvain Mayer, Le Nouvelliste)

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Les négociations entourant le renouvellement de la convention collective des employés municipaux ont siphonné beaucoup d'énergie à Saint-Boniface depuis le début de l'automne. La mémorable assemblée publique du 16 septembre fut l'une des dernières auxquelles le conseiller Guy Laperrière (de dos, à gauche) a participé.

Sylvain Mayer, Le Nouvelliste

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Guy Veillette
Le Nouvelliste

(Saint-Boniface) À moins d'un an de l'élection municipale du 5 novembre, les élus de Saint-Boniface viennent d'apprendre la démission de l'un des leurs. Guy Laperrière, représentant au siège numéro 4 depuis 2013, a fait parvenir une lettre au maire Claude Caron, le 25 novembre, dans laquelle il lui confirme qu'il quitte son poste.

Cet élément est apparu à l'ordre du jour de la séance publique régulière du 5 décembre. Après avoir annoncé la démission de M. Laperrière, le maire a simplement demandé à ses collègues s'ils souhaitaient l'organisation d'une élection partielle afin de combler cette vacance.

À l'unanimité, les élus ont décidé de compléter le mandat avec seulement cinq conseillers, ce que leur permet la Loi sur les élections et les référendums dans les municipalités lorsqu'un départ se produit moins de douze mois avant le prochain scrutin.

Lors de l'assemblée, M. Caron n'a pas trop élaboré sur les motifs derrière ce coup de théâtre. M. Laperrière n'avait pas été vu en séance publique depuis le 3 octobre. Jusqu'à ce moment, il siégeait sur le comité de négociation de la municipalité pour le renouvellement de la convention collective des employés municipaux. 

Dans sa lettre de démission, M. Laperrière laisse entendre que cette implication a laissé des traces.

«Comme rien n'est tout noir ou tout blanc en politique, je crois que tant du côté patronal que du côté syndical, la collaboration et l'efficience auraient été souhaitées pour le bien de notre communauté plutôt que des prises de becs régulières suscitées par des gens en manquent (sic) de réalisations personnelles», écrit-il. 

Ces négociations ont déplacé beaucoup d'air à Saint-Boniface depuis la fin de l'été. Rappelons qu'après l'adoption de deux résolutions controversées en séance extraordinaire par un vendredi soir de septembre, le conseil municipal a fait marche arrière et réintégré deux employés dont les postes devaient être abolis.

Le 25 novembre, malgré une entente de principe, les syndiqués ont rejeté un nouveau contrat de travail. Les priorités ont été revues et un nouveau comité de négociation a été élu le 2 décembre, en assemblée générale. La prochaine rencontre avec le conciliateur est prévue le 13 décembre.

Depuis quelques semaines déjà, la municipalité n'est plus représentée que par le maire Claude Caron et le conseiller Jean St-Louis autour de cette table.

M. Laperrière moussait également des projets pour le Réseau québécois de Villes et Villages en santé, auquel Saint-Boniface avait adhéré en décembre 2013. Son enthousiasme n'était visiblement pas partagé. Le conseiller démissionnaire n'a pu être joint pour préciser les motifs de sa décision.

En attente

L'année électorale s'annonce beaucoup moins tranquille qu'en 2013 à Saint-Boniface, alors que le maire et les six conseillers avaient été élus sans opposition. Pour le moment, les candidats s'observent en sachant que M. Caron ne sollicitera probablement pas un troisième mandat.

«C'est non à 90 %, mais tout va dépendre de la personne qui se présentera à la mairie», sourit le maire.

À ses côtés, Marie-Paule Caron mentionne qu'il est «trop tôt» pour annoncer quoi que ce soit. Jean St-Louis ne se ferme aucune porte, autant à la mairie qu'à l'échevinage.

Toujours très actif pendant les séances publiques, Louis Lemay soutient que le siège de M. Caron ne l'intéresse pas. «J'aimerais faire un autre mandat comme conseiller, mais ça va dépendre du candidat à la mairie», glisse-t-il.

Même raisonnement du côté de Michel Perron. «Je suis en réflexion pour revenir comme conseiller», mentionne-t-il. «Je vais analyser ça à partir de ceux qui reviennent et de ceux qui s'affichent.»

Au siège 3, Jonathan Pilon semble un peu plus décidé. «À date, je dirais que oui, je veux revenir comme conseiller», affirme-t-il. «Je veux voir le bout de nos affaires!»

Les assemblées publiques sont particulièrement animées depuis quelques mois, avec la présence de Pierre Désaulniers, un ex-inspecteur municipal qui avait mordu la poussière contre Gilles Bellemare en 2005. Pour le moment, il ne veut pas confirmer sa candidature comme maire, mais il ne nie pas son intérêt.

Après s'être détaché des séances publiques pour des raisons de santé, l'ex-conseiller Côme Garceau est aussi redevenu un assidu. Il assure toutefois qu'il ne souhaite pas briguer les suffrages en novembre, «à moins que la pression soit forte», glisse-t-il.

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