Saint-Boniface: une entente... pour un poste

Le maire de Saint-Boniface, Claude Caron.... (Sylvain Mayer, Le Nouvelliste)

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Le maire de Saint-Boniface, Claude Caron.

Sylvain Mayer, Le Nouvelliste

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Guy Veillette
Le Nouvelliste

(Saint-Boniface) Le Syndicat des travailleurs et travailleuses de la Municipalité de Saint-Boniface (CSN) a remporté une guerre d'usure au sujet d'un poste qu'il prétendait faire partie de son unité d'accréditation.

Le conseil municipal a confirmé une entente à la séance régulière de lundi soir, mais pour le reste, les négociations pour le renouvellement de la convention collective avancent toujours à pas de tortue.

Une audience était prévue devant le Tribunal administratif du travail le 16 novembre. Jeudi dernier toutefois, les deux parties sont finalement parvenues à une entente de principe avec le médiateur au dossier. Cette entente a été approuvée à l'unanimité par le conseil municipal lundi soir.

Rappelons que le 16 septembre dernier, les élus avaient causé toute une commotion en annonçant que le poste de directeur du service de l'urbanisme et de l'environnement était aboli. Le syndicat avait entrepris une démarche pour que ce poste soit intégré à l'unité d'accréditation.

En octobre, le maire, Claude Caron, avait précisé que le futur directeur général de la Municipalité travaillerait sur un nouvel organigramme et jugerait de la pertinence d'un poste de directeur du service de l'urbanisme et de l'environnement. Finalement, l'entente intervenue semble le satisfaire.

«Ça faisait notre affaire et l'affaire du syndicat», témoigne-t-il. «Il va falloir rencontrer l'employé pour voir si ça fait son affaire.»

M. Caron glisse que l'appellation du poste sera sans doute modifiée, de sorte qu'on parlera possiblement davantage d'un coordonnateur que d'un directeur.

«Être syndiqué, ce n'est pas une maladie!», sourit-il. «De toute façon, nous avions besoin de cet employé. Nous avons réglé ça en quatre heures et demie.»

Pour le conseil municipal, il s'agit d'un deuxième revirement de situation par rapport aux résolutions adoptées le 16 septembre, une séance spéciale organisée en plein vendredi soir. Les élus avaient aussi annoncé qu'ils annulaient le prolongement d'un poste de remplacement d'une secrétaire, avant de se raviser quelques jours plus tard.

Pour le reste, les négociations entourant le renouvellement de la convention collective piétinent. Une nouvelle rencontre de négociation est prévue vendredi, mais l'horaire de travail constitue toujours la pierre d'achoppement. La Municipalité souhaiterait ouvrir ses bureaux le vendredi, mais le syndicat estime que la nécessité de cette demande n'a pas été démontrée.

En séance publique lundi soir, Côme Garceau a profité de la période de questions pour relancer les insinuations selon lesquelles un élu aurait offert 100 $ à un homme qu'il croyait être un employé municipal afin qu'il convainque ses collègues d'accepter les offres patronales. 

Malgré son insistance, le conseiller Louis Lemay a indiqué qu'il avait fait ses vérifications et que selon lui, ces ouï-dire ne semblaient pas fondés.

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