États financiers: peu de mauvaises surprises à Saint-Boniface

Démoli en octobre 2015, le pont du chemin... (Sylvain Mayer, Le Nouvelliste)

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Démoli en octobre 2015, le pont du chemin des Laurentides devrait être reconstruit d'ici 2018. En attendant, il cause des maux de tête aux équipes de déneigement à Saint-Boniface.

Sylvain Mayer, Le Nouvelliste

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Guy Veillette
Le Nouvelliste

(Saint-Boniface) La Municipalité de Saint-Boniface a terminé son exercice financier 2015 avec un très léger surplus de 36 020 $, des poussières sur des revenus totalisant près de 5,5 millions $. Cet équilibre a été rendu possible par le fait qu'aucun imprévu majeur n'est venu entacher la dernière année.

En effet, de minimes variations sont observées entre les prévisions au budget et les dépenses réelles en 2015. La Municipalité a encaissé un peu moins de revenus que prévu, principalement en raison d'un investissement qui n'a pas encore été réalisé, celui de l'assainissement des eaux usées.

L'aide financière attendue n'a donc pas encore été versée. Par contre, à 5,369 millions $, les charges n'ont pas tout à fait rencontré les 5,422 millions $ anticipés.

«On n'a pas vécu d'événements qui ont eu un gros impact sur le budget», constate Maryse Grenier, secrétaire-trésorière à la Municipalité. «Nous n'avons pas connu d'imprévus majeurs qu'il a fallu absorber.»

Tout de même, l'une des surprises de la dernière année est liée au déneigement du chemin des Laurentides. En raison de la démolition du pont l'an dernier, les équipes devaient revenir sur leurs pas, emprunter l'autoroute de l'Énergie en direction nord jusqu'à la sortie Burrill, puis reprendre ce chemin par l'autre bout pour compléter leurs manoeuvres.

Le directeur général de la Municipalité, Jacques Caron, estime à 45 000 $ les frais supplémentaires engendrés par ces détours. Le ministère des Transports confirme que des négociations sont engagées pour défrayer une partie de ce montant. La Municipalité s'attend à en recevoir environ la moitié. 

Ce pont, qui enjambe le ruisseau Lavergne, avait été fermé à la circulation en juin 2014, avant d'être démoli en octobre 2015. Sa reconstruction est inscrite dans la programmation 2016-2018 du MTQ.

Dans les charges, le poste le plus important, celui des réfections du réseau routier, est passé de 1,474 en 2014 à 1,752 million $ l'an dernier. La réalisation d'un plan d'intervention des infrastructures et des travaux de pavage plus nombreux expliquent la différence, selon Mme Grenier.

Un écart de plus de 117 000 $ est aussi observé en loisirs et culture. Il s'explique toutefois par le fait qu'en 2014, la Municipalité avait accordé une subvention de près 100 000 $ à l'Âge d'or pour la réfection des salles de toilettes, qui servent autant à l'organisme qu'aux employés municipaux. Privées de cet élément exceptionnel, les dépenses de 2015 dans ce domaine sont revenues à la normale.

Notons que pour le budget 2016, le conseil municipal de Saint-Boniface a pris la décision d'affecter un montant de 76 800 $ à même son surplus pour équilibrer l'exercice. 

Un montant de 127 027 $ a également été puisé dans la même caisse pour financer divers projets. Au bout du compte, au 31 décembre 2015, l'excédent de fonctionnement non affecté s'établissait à 337 767 $.

L'endettement net à long terme de Saint-Boniface se chiffre maintenant à 4,874 millions $. 

En ajoutant une quote-part de 1,219 million $ à la MRC de Maskinongé, l'endettement total net à long terme atteint 6,093 millions $.

Délais

Le conseil municipal de Saint-Boniface n'a adopté ses états financiers que le 1er août. Pourtant, la Loi sur les cités et villes prévoit ce dépôt «au plus tard le 30 avril».

Mme Grenier fait remarquer qu'à ce moment, il reste souvent des comptes en circulation ou des confirmations de subventions qui peuvent avoir un impact sur ce bilan. 

Caroline St-Pierre, relationniste au ministère des Affaires municipales et de l'Occupation du territoire, reconnaît que la loi ne prévoit aucune sanction particulière si les états financiers sont déposés après la date prévue.

«Un retard peut toutefois entraîner certaines conséquences», fait-elle remarquer. 

«En effet, certains programmes de subventions se basent sur des données présentes dans les rapports financiers, notamment les compensations tenant lieu de taxes. Un retard dans la transmission du rapport financier au ministère peut donc entraîner un délai dans le paiement de ces subventions.»

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