Énergie-Est: les citoyens de la MRC de Maskinongé toujours inquiets

Au cours de la séance du conseil municipal de la MRC de Maskinongé, mercredi,... (Photothèque Le Soleil)

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Michel Lamy
Le Nouvelliste

(Louiseville) Au cours de la séance du conseil municipal de la MRC de Maskinongé, mercredi, plusieurs citoyens ont réitéré leurs inquiétudes face aux conséquences environnementales que pourrait avoir le passage de l'oléoduc Énergie-Est sur le territoire de la MRC.

Lors de la période de questions de la séance de mercredi soir, les interventions du public concernaient toutes le dossier des hydrocarbures. À n'en pas douter, les citoyens sont loin d'être satisfaits de la façon dont leurs élus traitent le dossier, en particulier en ce qui concerne l'oléoduc de TransCanada.

Un citoyen de Saint-Élie-de-Caxton est même allé jusqu'à dire que les représentants des municipalités ne tenaient pas compte de l'avis de leurs concitoyens.

«Sept municipalités sur les dix-sept que compte la MRC de Maskinongé se sont prononcées contre l'oléoduc. Le problème, c'est que les maires ne représentent pas le point de vue des citoyens dans le dossier Énergie-Est», a affirmé Sébastien Houle, du Comité vigilance hydrocarbures des municipalités de la MRC de Maskinongé.

Un autre citoyen a fait référence à l'investissement de 80 millions $ annoncé plus tôt cette semaine chez Olymel. Guy Provost, de Saint-Étienne-des-Grès, a fait remarquer que les nouvelles infrastructures auront besoin d'eau, et a interrogé le conseil sur les conséquences qu'aurait un déversement d'hydrocarbures sur le fonctionnement de celles-ci.

M. Provost a également reproché au préfet, Robert Lalonde, de ne pas tenir compte de la sécurité des citoyens, en adoptant ce qu'il prétend être la neutralité responsable. Aussi, il lui a demandé d'adopter une position plus précise auprès de l'Office nationale de l'énergie. «Une rivière à pétrole qui passe à travers Maskinongé, c'est dangereux!», a conclu M. Provost.

Lors de la séance, le conseil a en effet adopté une lettre adressée à l'Office nationale de l'énergie, afin de lui demander de participer à ses prochaines audiences. Cette demande est faite à la suite du dépôt d'un mémoire concernant l'oléoduc Énergie-Est au Bureau d'audiences publiques sur l'environnement.

Projet de loi mitigé

Le projet de loi 106 du gouvernement du Québec a également été un point de litige lors de la période de questions. 

La discussion a été initiée par M. Houle, qui a dénoncé les dispositions qu'il contient. «Ce projet de loi prévoit le retrait des compétences municipales sur tout puisement d'eau réalisé sur un territoire municipal lorsque le puisement est effectué à des fins d'exploration ou de production d'hydrocarbures», constate-t-il.

En se basant sur une déclaration de Pierre Arcand, ministre de l'Énergie et des Ressources naturelles du Québec, M. Lalonde a tenté de rassurer M. Houle. «Tout projet aura l'obligation de passer devant la Régie de l'énergie avant de recevoir une approbation. Ces sessions de la Régie seront faites localement et non à Québec, c'est-à-dire que la Régie se déplace et non le contraire, de façon à faciliter l'intervention des municipalités», souligne-t-il. M. Houle n'a guère été impressionné par les propos du préfet et a ajouté que ces paroles étaient celles d'un vendeur, dans ce cas-ci le gouvernement du Québec.

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