Le projet de gare touristique à Charette est abandonné

Guy Diamond... (Sylvain Mayer)

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Guy Diamond

Sylvain Mayer

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Martin Lafrenière
Le Nouvelliste

(Charette) Le manque d'intérêt de joueurs de l'industrie touristique régionale envers l'érection d'une gare à Charette incite les promoteurs à abandonner le projet.

Le conseil de Charette avait dévoilé cette idée à l'hiver 2010. Le projet évalué à 900 000 $ prévoyait la construction d'une bâtisse de 1500 pieds carrés. Des bureaux professionnels et des commerces devaient se greffer à cette gare qui aurait accueilli non seulement les touristes se déplaçant par train, mais qui aurait constitué un point de rencontre pour les randonneurs à vélo.

Une coopérative a été formée par la suite pour s'occuper de ce projet. La coop avait le mandat de réaliser une étude de marché afin de mesurer l'intérêt de l'industrie touristique pour un tel équipement. Le constat a été sans équivoque.

«On a envoyé un questionnaire à 49 intervenants touristiques. On demandait aux gens s'ils croyaient que la venue d'une gare à Charette pouvait avoir un impact sur leur entreprise et s'ils allaient motiver leurs clients à utiliser la gare. Sur 49, 16 ont répondu. Huit étaient favorables, les huit autres étaient plus négatifs. On a arrêté le projet», constate Guy Diamond, le président de cette coopérative.

M. Diamond avait participé à l'élaboration de ce projet alors qu'il occupait la mairie de Charette. Retiré de la vie politique depuis 2013, il continuait de présider la coopérative, car il croyait fermement qu'une gare de cette envergure représentait un sérieux potentiel de développement pour la Mauricie.

«Les gens du secteur touristique de la MRC de Maskinongé étaient très favorables. Mais on voulait un projet régional. Si la région avait pu être intéressée, ça aurait eu un effet positif. Et pour avoir de l'aide financière, il fallait un projet régional.»

André Nollet, directeur général de Tourisme Mauricie, avait déclaré à l'époque son enthousiasme face à ce projet, à condition que plus de trois trains de Via Rail relient hebdomadairement Montréal à Charette.

«Il fallait assurer une meilleure desserte et ça n'a pas marché. Si on n'a pas plus de train, impossible de faire ce projet. C'est dommage, car je voyais ce projet d'un bon oeil. On réussissait à trouver un moyen de faire sortir les gens de Montréal qui n'ont pas de voiture. C'était une belle façon de susciter plus de trafic touristique dans la Mauricie.»

Guy Diamond croit plutôt que le manque d'appuis au niveau régional est le principal facteur d'échec du projet.

«Quand un petit village comme Charette se présente devant Via, le poids est moindre», remarque M. Diamond.

Selon ce dernier, la coopérative envisageait de discuter avec l'Agence métropolitaine de transport. La coopérative voulait convaincre l'agence d'envoyer des trains de Montréal vers Charette, mais pour y parvenir, il fallait miser sur un volume de touristes suffisant.

«C'est décevant. On voulait créer une infrastructure durable et les gens n'ont pas saisi. On avait besoin d'un esprit collectif. Mais je pars la tête haute», commente Guy Diamond, toujours aussi convaincu de la raison d'être d'un tel projet.

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