MRC de Maskinongé: Desjardins maintient sa décision

Les représentations effectuées par les maires de Saint-Barnabé, de... (Archives Le Nouvelliste)

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Martin Lafrenière
Le Nouvelliste

(Louiseville) Les représentations effectuées par les maires de Saint-Barnabé, de Saint-Élie-de-Caxton, de Saint-Justin, de Saint-Édouard-de-Maskinongé et de Sainte-Ursule pour conserver le service au comptoir dans leur centre de services Desjardins ont fait chou blanc. Le conseil d'administration de la Caisse Desjardins de l'ouest de la Mauricie maintient sa décision de mettre fin à ce service dans ces centres à partir du 20 juin.

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Jacques Duranleau 

François Gervais

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Michel C. Lemay 

Stéphane Lessard

La décision annoncée au printemps par Desjardins avait fortement déplu à ces maires qui avaient obtenu l'appui de la MRC de Maskinongé pour demander à l'institution financière de revoir sa position. Une rencontre avait eu lieu à cet effet après la séance publique du conseil de la MRC du mois de mai.

Après avoir étudié la question, le conseil de Desjardins ne change pas d'idée.

«La réponse des membres est bonne à notre décision de changement. Plusieurs personnes ont pris de nouvelles habitudes. On pense qu'on s'en va dans la bonne direction. On est rendu en 2016. Il y a des technologies qui permettent de faire mieux et autrement. Reculer ne serait pas rendre service à personne», estime Jacques Duranleau, le directeur général de la Caisse Desjardins de l'ouest de la Mauricie, à propos de la décision qui a été prise jeudi lors de la réunion des membres du conseil d'administration.

À l'instar des autres institutions financières, Desjardins affiche une baisse draconienne du nombre de transactions réalisées au comptoir. Celles-ci représentent moins de 4 % des transactions courantes.

Les maires avaient plaidé pour le maintien d'un service au comptoir, ne serait-ce qu'à raison de quelques heures par semaine. Selon Desjardins, cette option est peu positive.

«On est à 12 ou 15 heures par semaine. Ce n'est pas beaucoup. C'est déjà astreignant de savoir quel jour on est ouvert. Ramener ça à trois ou cinq heures par semaine, ça donnerait un service qui ne serait pas apprécié et qui ne serait pas utilisé. Et contrairement à ce que des gens disent, les personnes âgées s'adaptent relativement bien à la nouvelle technologie. Les gens qui n'aiment pas Internet font des transactions sur leur bon vieux téléphone et ça marche», analyse M. Duranleau, en rappelant que Desjardins va continuer d'accompagner ses membres qui auront besoin d'aide.

Michel C. Lemay a appris par Le Nouvelliste que la Caisse Desjardins de l'ouest de la Mauricie maintenait sa décision de mettre fin au service au comptoir. Le maire de Saint-Édouard-de-Maskinongé ne cache pas sa grande déception.

«C'est dommage par rapport à ce qu'on avait demandé. On demandait à Desjardins de ne pas dévitaliser les milieux. Mais quand on coupe des services de proximité, on appauvrit les milieux. On ne les enrichit pas.»

Selon M. Lemay, cette démarche initiée avec les maires de Saint-Barnabé, Saint-Justin, Saint-Élie et Sainte-Ursule avait également une portée plus régionale.

«Ça concernait aussi de façon générale les 13 caisses dans la MRC de Maskinongé qui vont subir le même sort, soit des coupures de services», avance le maire de Saint-Édouard.

Ce dernier veut discuter de la question avec ses collègues de la table des maires afin de savoir si d'autres actions seront prises.

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