Conflit au conseil de Louiseville: Deshaies le conciliateur

Yvon Deshaies... (François Gervais)

Agrandir

Yvon Deshaies

François Gervais

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
Martin Lafrenière
Le Nouvelliste

(Louiseville) La plainte de menace logée par André Lamy contre Françoise Hogue Plante amènera vraisemblablement Yvon Deshaies à jouer le rôle de conciliateur pour la poursuite à court terme des activités du conseil de Louiseville.

Le maire Deshaies était présent, mardi, à la rencontre réunissant une majorité d'élus et des représentants du secteur de l'avenue Royale afin de discuter du dossier du prolongement du réseau d'égout. C'est durant cette rencontre que le feu aurait pris entre Mme Hogue Plante et M. Lamy, incitant ce dernier à porter plainte à la Sûreté du Québec.

M. Deshaies se fait discret sur les événements, étant donné que le dossier est maintenant entre les mains de la Sûreté du Québec. Mais le maire veut que le conseil continue son travail et prévoit réunir tous les élus mardi ou mercredi. Sauf qu'il ne sait pas si tout le monde sera présent à cette réunion de travail qui s'annonce tendue.

«Je pense qu'ils sont assez adultes pour être à la même réunion, car on travaille pour les citoyens. Mais je vais m'informer pour savoir si je peux les réunir. Ça fait 28 ans que je suis au conseil municipal de Louiseville et c'est la première fois que je vis ça», admet le maire de Louiseville.

Ironie du sort, Mme Hogue Plante et M. Lamy sont assis côte à côte lors des réunions publiques du conseil de Louiseville. M. Deshaies est conscient que cette situation pourrait engendrer de l'inconfort.

«Je vais les rencontrer pour leur offrir de changer de place. Je n'ai pas à les obliger à le faire. S'ils aiment mieux changer de place, je n'ai aucun problème avec ça», raconte M. Deshaies.

La Sûreté du Québec a ouvert une enquête à la suite de cette plainte pour menace. Selon le corps policier, Mme Hogue Plante a été arrêtée puis relâchée sous promesse de comparaître à une date ultérieure. Certaines conditions lui ont été imposées, mais il a été impossible de connaître la nature de ces conditions, la SQ n'étant pas autorisée à dévoiler ce genre d'informations.

Yvon Deshaies s'attend à être convoqué par la Sûreté du Québec afin de livrer sa version des faits.

Un tuyau relié à l'égout

La rencontre de mardi a été mouvementée, mais elle a aussi permis de discuter de la volonté des gens de l'avenue Royale de voir leur résidence être branchée au réseau d'égout public. Selon Yvon Deshaies, ce scénario est à ranger dans la filière 13, car le conseil a adopté une résolution refusant tout prolongement du réseau actuel.

«Il y a un autre système, mentionne le maire. Les gens doivent avoir une fosse septique, mais il y a un tuyau de deux pouces qui passerait dans la rue et qui pourrait être relié aux égouts de la Ville. Le tuyau est branché aux fosses septiques et sert à ramasser les eaux usées. Les matières solides restent dans la fosse. Ça évite aux gens d'avoir un champ d'épuration dans leur cour.»

Selon Yvon Deshaies, les représentants du secteur ont la responsabilité de faire faire une étude dans ce dossier et de voir si des subventions sont disponibles avant de soumettre le tout au conseil. Mais René Ringuette, un résident du secteur, trouve que cette approche de la Ville est un non-sens.

«Les coûts par maison seraient plus bas avec cette solution et on est prêt à payer notre part. Mais ce n'est pas aux citoyens de payer pour une étude et de faire les démarches. En plus, la Ville ne veut pas mettre un sou dans les travaux pour creuser afin d'installer le tuyau de deux pouces même si la rue lui appartient. La Ville met 500 $ (la subvention pour les tests de sol) et pas une cenne de plus. Je ne prendrai pas cet argent pour payer pour l'étude. Mais on va consulter les gens», déclare M. Ringuette, qui croit que cette option, si elle est réalisable, pourrait régler le problème de bien des secteurs non desservis par le réseau d'égout à Louiseville.

D'ici là, les représentants du secteur rencontreront le député Marc H. Plante en début de semaine afin de voir si des subventions sont disponibles.

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer