La Régie de Grand Pré évaluera sa capacité

Barbara Paillé... (Stéphane Lessard, Le Nouvelliste)

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Barbara Paillé

Stéphane Lessard, Le Nouvelliste

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Martin Lafrenière
Le Nouvelliste

(Sainte-Angèle-de-Prémont) La Régie d'aqueduc de Grand Pré fera évaluer dès cet été deux de ses cinq sources afin de déterminer si elle a la capacité de répondre adéquatement à la demande de Yamachiche de doubler son débit d'eau, une opération qui entraînera toutefois le gaspillage d'une importante quantité d'eau potable.

Cette localité profite d'un débit réservé quotidien de 500 000 gallons d'eau. Devant la demande accrue provenant de ses abattoirs de porcs, la consommation a grimpé jusqu'à 650 000 gallons au cours de l'été 2015. Yamachiche souhaite obtenir un million de gallons d'eau par jour.

«On va faire des tests et ça se fera sur une période d'un mois. Ce sera fait vers juillet, août», confirme Barbara Paillé, mairesse de Sainte-Angèle-de-Prémont et présidente de la Régie de Grand Pré.

Les données fournies par Mme Paillé indiquent que le potentiel des cinq nappes du réseau est de quatre millions de mètres cubes d'eau par année. La Régie croit être capable d'augmenter le potentiel à 4,4 millions de mètres cubes d'eau par année. L'organisation veut savoir si elle est en mesure d'aller encore plus loin en terme de potentiel tout en gardant en tête la nécessité d'assurer la pérennité des nappes phréatiques.

«Une analyse des rapports de pompage a été effectuée. Les nappes de Sainte-Ursule et de Sainte-Angèle-de-Prémont sont au maximum de leur capacité de pompage si on veut assurer leur pérennité. La nappe Fontarabie est petite. Ça ne vaut pas la peine d'essayer de pomper plus d'eau, la différence va être négligeable. Ce sont les nappes de Saint-Édouard-de-Maskinongé et Waterloo qui seront vérifiées. Les hydrogéologues ne peuvent pas dire ce qu'elles contiennent sans faire des essais de pompage prolongé à débit fixe. On va vraiment les tester», ajoute Mme Paillé.

Ces travaux de pompage entraînent toutefois un aspect négatif: le gaspillage d'eau.

«On va jeter de l'eau potable. Si on pompe plus d'eau, nos réserves vont déborder. Il faudra la déverser quelque part. On n'a pas le choix, je dois en enlever pour voir comment la nappe monte. C'est comme ça qu'il faut faire», se désole Mme Paillé.

Le rapport de ces travaux de pompage devrait être disponible vers la fin de 2016, ce qui guidera le conseil de la Régie dans sa réflexion.

Ce conseil a toujours démontré de l'ouverture quant à la requête de Yamachiche. La Régie veut toutefois s'assurer qu'elle est en mesure de faire face à cette demande tout en respectant ses ententes avec les autres municipalités membres.

«Fournir 500 000 gallons d'eau de plus, c'est l'équivalent d'ajouter une municipalité comme Yamachiche. Cette municipalité est le deuxième plus grand consommateur d'eau, derrière Louiseville. Il faut s'assurer que tout le monde ait les mêmes quantités et la même pression d'eau», rappelle Mme Paillé.

Maskinongé, Sainte-Ursule, Saint-Justin, Sainte-Angèle-de-Prémont et Saint-Léon-le-Grand sont les autres membres de la Régie de Grand Pré.

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