Le sauvetage nautique officiellement abandonné à Louiseville

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Quelque 20 pompiers de Louiseville étaient de la séance du conseil, lundi soir.

Sylvain Mayer, Le Nouvelliste

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Martin Lafrenière
Le Nouvelliste

(Louiseville) Le service de sauvetage nautique de Louiseville prend le chemin des égouts, au sens propre comme au sens figuré.

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Dominic Vincent, lieutenant au service de sécurité incendie de Louiseville, s'est entretenu avec Le Nouvelliste après la séance du conseil.

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Le conseiller Charles Fréchette, président du comité incendie de la Ville de Louiseville, est le seul élu à avoir voté contre l'abolition du service de sauvetage nautique. 

Sylvain Mayer, Le Nouvelliste

L'abandon de cette division du service de sécurité incendie a été débattu brièvement lundi soir au conseil municipal de Louiseville.

D'entrée de jeu, le maire Yvon Deshaies a répété que Louiseville doit revoir tous ses postes budgétaires par souci d'économie et que la Ville n'a pas l'obligation d'offrir un tel service.

Le conseiller Gilles A. Lessard a proposé l'adoption de la résolution et a demandé le vote.

Seul le conseiller Charles Fréchette, président du comité incendie à la Ville, s'est opposé à l'abolition du sauvetage nautique.

Le sujet aurait pu être discuté lors de la période de questions suivant la disposition des points à l'ordre du jour. C'est plutôt un autre dossier, celui du non-prolongement du réseau d'égout de l'avenue Royale, qui a monopolisé les échanges.

De nombreux citoyens demandent depuis longtemps au conseil municipal de prolonger ce réseau. Quelque 35 citoyens, en plus d'une vingtaine de pompiers, assistaient à la rencontre et plusieurs d'entre eux étaient des résidents de l'avenue Royale.

Ils ont manifesté leur déception quant à la décision du conseil de ne pas allonger le réseau sur une distance de 1,5 km. La raison? Les coûts sont évalués à quelque trois millions de dollars et Louiseville n'est admissible à aucune subvention.

Talonné par plusieurs citoyens, le maire Yvon Deshaies a assuré que l'administration municipale va poursuivre ses démarches afin d'obtenir une aide gouvernementale, surtout à l'approche du dépôt des budgets fédéral et provincial.

«On pensait que ça coûterait 750 000 $, mais ça coûte plus cher», a confirmé le maire Deshaies, en expliquant que les programmes de subventions couvrent le remplacement de conduites existantes.

René Ringuette, un citoyen du secteur, n'a pas manqué de rappeler au conseil que la Ville avait rénové les infrastructures de plusieurs artères du centre-ville.

«On pourrait-tu avoir un peu d'investissement dans notre secteur?», a questionné M. Ringuette, alors que des citoyens soulignaient que d'autres municipalités avaient réussi à obtenir des subventions pour des projets d'installation d'égout public.

Toutes ces questions et commentaires ont engendré un fouillis verbal dans la salle. Le maire Deshaies a sonné la fin de la récréation, coupant le sifflet à des personnes qui auraient pu vouloir poser des questions concernant l'abandon du sauvetage nautique.

«Très mal»

Dominic Vincent, lieutenant au service de sécurité incendie de Louiseville et responsable du volet du sauvetage nautique, semblait abasourdi de voir que la période de questions ait été levée de cette façon.

«Je réagis très mal à la décision du conseil. On va la digérer dans les prochains jours. Mais je suis content de voir l'ampleur de l'équipe qui est ici. On est une famille. Ça fait 30 ans qu'il était dans la famille, mais ça ne paraît plus», déclare M. Vincent, en visant le maire Deshaies, ex-membre de la brigade des pompiers.

M. Vincent s'explique mal la décision des élus qu'il juge précipitée.

«J'aurais aimé qu'ils viennent nous voir. On aurait été capable de trouver des solutions», ajoute-t-il.

Des solutions ont été proposées lors de la rencontre tenue vendredi entre les membres du comité incendie et le chef des pompiers, Marcel Lupien. C'est ce qui a amené le conseiller Charles Fréchette à s'opposer à l'abolition du service.

«Les pompiers étaient prêts à réduire le nombre de pratiques du sauvetage nautique de 33 à 12 ou 13 par année. J'ai fait le résumé de la réunion (lundi, en rencontre privée des élus) et j'ai fait une proposition de reconsidérer notre position. Je voulais nous laisser jusqu'au prochain budget pour voir comment ça allait. Mais la décision (des autres conseillers) était catégorique. Ils endossent les propos du maire.»

Selon M. Fréchette, cet ajustement du nombre de pratiques du service de sauvetage nautique aurait pu réduire de moitié la facture de 5000 $.

«Je suis déçu pour les pompiers. Quand je me suis présenté aux élections, c'était pour la qualité de vie des citoyens. Avec ce dossier, j'ai visé l'aspect sécurité des citoyens.»

L'abandon du service nautique entraîne la disposition des équipements qui y sont rattachés.

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