L'abandon du service de sauvetage nautique critiqué à Louiseville

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Alors maire de Louiseville, Guy Richard prônait la création du service de sauvetage nautique en raison de la présence de trois cours d'eau sur le territoire de la Ville de Louiseville.

Stéphane Lessard, Le Nouvelliste

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Martin Lafrenière
Le Nouvelliste

(Louiseville) «On a monté un des meilleurs services de sécurité en Mauricie. Il n'y a aucune raison valable d'abolir ce programme-là.»

Guy Richard sort de son devoir de réserve. L'ancien maire de Louiseville s'est fait très peu loquace sur les affaires municipales de sa ville depuis son départ de la mairie en novembre 2013, même s'il assiste pratiquement à toutes les séances régulières du conseil depuis le mois de décembre 2014. Mais la dernière décision du conseil d'abolir le service de sauvetage nautique par souci d'économie le fait vivement réagir.

En octobre 2011, le conseil annonçait la création d'une équipe spécialisée en sauvetage nautique à l'intérieur de son service des pompiers. Quelque 40 000 $ ont été investis pour l'achat de différents équipements (25 000$) et pour la formation d'une dizaine de pompiers (15 000 $). La Ville avait déjà une embarcation et un moteur à cette époque, mais voulait que ses pompiers acquièrent des compétences.

Alors maire de Louiseville, Guy Richard prônait la création de ce service en raison de la présence de trois cours d'eau sur le territoire de la Ville de Louiseville. De plus, aucune municipalité de la MRC de Maskinongé ne détenait ce genre de service. Conscient du niveau de responsabilité des administrations municipales en matière de sécurité civile, le conseil avait voté en faveur de ce projet, conseil qui incluait le maire actuel de Louiseville, Yvon Deshaies.

«Le service coûte environ 5000 $ par année. En revenus de taxation, c'est un dixième de cent du 100 $ d'évaluation. Ça veut dire que pour une maison de 150 000 $, ça coûte 1,50 $! Et quand M. Deshaies dit que la Sûreté du Québec peut faire un sauvetage rapidement, c'est faux. La SQ ne fait pas de sauvetage rapide sur les glaces. On parle de sauver des vies, pas d'aller chercher un corps le lendemain. M. Deshaies ne connaît pas ses dossiers», déclare M. Richard, en critiquant au passage celui qui l'a battu à l'élection de novembre 2013.

Le conseil actuel appuie sa décision sur le fait que le service n'a jamais été utilisé pour des interventions d'urgence. Selon Guy Richard, il a déjà servi.

«Le service est sorti plusieurs fois à Louiseville, à Maskinongé, à Sainte-Ursule. Quand il y a eu un déraillement de train à Charette il y a quelques années (en 2006), il y a eu une fuite de pétrole. Le service est intervenu, il a travaillé durant plusieurs jours et on a été payé par le CN. On le sait qu'un service d'urgence, ce n'est pas rentable. Mais c'est pour sauver des vies. À la base, ce service, c'est une question de sécurité. Tant mieux si ça ne sert pas du tout», ajoute M. Richard, qui affirme que sa sortie publique n'est aucunement liée à un désir de revenir dans l'arène politique en prévision des élections de 2017.

Pas le mandat premier de la SQ

La Sûreté du Québec possède des embarcations pour effectuer de la patrouille nautique, notamment pour faire respecter les lois en vigueur. Mais la recherche et le sauvetage sur les plans d'eau n'est pas le premier mandat de la police provinciale, déclare la sergente Audrey-Anne Bilodeau.

«C'est évident que si on a une demande en assistance qui est faite, on va dépêcher nos effectifs. On va répondre selon nos capacités. Mais notre premier mandat est de sauver des vie, pas la recherche et le sauvetage», raconte la porte-parole de la Sûreté du Québec.

La Garde côtière canadienne a comme premier mandat d'assurer la navigation commerciale de façon sécuritaire dans la voie navigable. Elle a aussi le mandat d'effectuer les recherches et le sauvetage. Si les rivières ne font pas partie de sa juridiction, la garde côtière ne laissera personne en danger advenant une situation d'urgence.

«Quand on reçoit un appel, peu importe où ça se trouve, on va coordonner les recherches jusqu'à ce que les autorités compétentes prennent charge. Si un cas arrive dans la rivière du Loup, on va rester dans le décor jusqu'à ce que la Sûreté du Québec prenne en charge les opérations de recherche et de sauvetage. On travaille conjointement avec eux», déclare Michel Plamondon, porte-parole de la Garde côtière canadienne, en précisant que le premier mandataire des opérations de recherche et de sauvetage au Canada est la Défense nationale.

La Garde côtière possède des brise-glace, des aéroglisseurs et un hélicoptère qui peuvent être mis à contribution lors d'une opération de sauvetage. L'organisation a aussi le pouvoir de réquisitionner un navire qui circule sur la voie navigable pour l'amener à collaborer à une opération de sauvetage.

La Garde côtière possède des bases estivales à Trois-Rivières et à Sorel composées d'effectifs formés en recherche et sauvetage.

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