Sainte-Angèle-de-Prémont: un bureau municipal plus grand

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La réalisation actuelle de travaux de réaménagement du bureau municipal de Sainte-Angèle-de-Prémont est la preuve ultime que l'idée d'acheter l'église paroissiale pour la transformer en édifice municipal est définitivement abandonnée.

Stéphane Lessard

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Martin Lafrenière
Le Nouvelliste

(Sainte-Angèle-de-Prémont) La réalisation actuelle de travaux de réaménagement du bureau municipal de Sainte-Angèle-de-Prémont est la preuve ultime que l'idée d'acheter l'église paroissiale pour la transformer en édifice municipal est définitivement abandonnée.

En 2014, le conseil démontrait un intérêt à acquérir la bâtisse, étant donné que la fabrique locale éprouve des problèmes financiers découlant d'une baisse marquée de la pratique religieuse. De nombreuses discussions ont été menées au fil des mois, mais les deux parties n'ont pu s'entendre sur les clauses d'un contrat de vente.

La Municipalité, à la recherche d'espace, voulait acheter l'église pour y aménager son hôtel de ville, tout en gardant une superficie disponible pour différentes fonctions, dont les services religieux. La fabrique aurait été hébergée gracieusement, car la Municipalité se serait occupée des différents coûts de fonctionnement (chauffage, électricité, déneigement, etc.). En échange, la fabrique acceptait de vendre la bâtisse pour la somme symbolique d'un dollar, affirme Barbara Paillé.

«C'est le conseil de fabrique qui a demandé au départ la somme d'un dollar. À la dernière rencontre avec la délégation de la fabrique, on apprend qu'elle demande 50 000 $!», commente la mairesse de Sainte-Angèle-de-Prémont.

Mme Paillé ajoute que des conditions imposées par le diocèse pour le genre d'activités permises dans cette bâtisse étaient impossibles à respecter. Selon la mairesse, le diocèse interdit la transformation d'une ancienne église en débit de boisson. Étant donné que la Municipalité voulait aménager une partie des lieux en salle communautaire, il aurait été difficile de servir de l'alcool durant une activité protocolaire.

«Le conseil s'est réuni, j'ai dit que je n'embarquais pas là-dedans et tout le monde était d'accord. On s'est retiré du dossier», soutient la mairesse en lien avec une rencontre qui a eu lieu il y a déjà plusieurs mois.

Agissant à titre de président du conseil de fabrique, le curé Jean-Pierre Guillemette affirme que la somme de 50 000 $ aurait servi à continuer l'entretien du cimetière et à payer une secrétaire qui aurait réglé toute la paperasse entourant la fermeture d'une église. Mais il précise que cette demande financière n'était pas une fin en soi.

«Quand les marguillières se sont présentées à la réunion, elles ont senti que la décision du conseil était déjà prise. On ouvrait la porte à une négociation. Si la mairesse avait dit que le conseil offrait 5000 $, on aurait vendu l'église. Mais rien n'est arrivé», déclare le curé Guillemette, qui croit que les restrictions imposées par le diocèse ont été mal saisies par les membres du conseil.

Si la transaction avait eu lieu, la Municipalité aurait dû investir au moins 250 000 $ afin de transformer les lieux. Sainte-Angèle-de-Prémont espérait obtenir des subventions gouvernementales, subventions qui n'ont jamais été au rendez-vous.

Selon Mme Paillé, il n'était pas question pour le conseil de payer davantage qu'un dollar pour cette bâtisse. Elle souligne que l'église a été construite par les gens de la place avec l'argent des paroissiens. Voilà pourquoi la Municipalité a choisi de réaménager ses installations actuelles par le biais d'un investissement maximal de 75 000 $, incluant le mobilier.

Amorcés au début de janvier, les travaux ont permis de relocaliser les cuisines communautaires utilisées par les organismes dans un agrandissement de 250 pieds carrés. L'intérieur est transformé, si bien que le bureau municipal aura dès le début du mois de février davantage d'espace, notamment pour ses archives.

«Je ne regrette pas notre décision, car on évite des coûts énormes, dit Barbara Paillé. Même avec des subventions, ça ne couvre jamais 100 % de la facture.»

L'église paroissiale de Sainte-Angèle-de-Prémont conserve sa vocation. Le curé Guillemette assure que les activités religieuses continuent de s'y dérouler comme avant. Le conseil de fabrique est toujours en poste. Aucune décision définitive n'a été prise concernant l'avenir de l'église.

«Les marguillières se donnent un temps de réflexion. On continue. Est-ce qu'on va faire toute l'année 2016? Je ne sais pas.»

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