Projet de maison communautaire dans le presbytère de Maskinongé

Le presbytère pourrait devenir une maison communautaire, comme... (Stéphane Lessard)

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Le presbytère pourrait devenir une maison communautaire, comme le souhaite le comité de sauvegarde du patrimoine.

Stéphane Lessard

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Martin Lafrenière
Le Nouvelliste

(Maskinongé) Le comité de sauvegarde du patrimoine de Maskinongé propose au conseil de fabrique local de transformer le presbytère en maison communautaire.

Ce comité mis sur place en réaction à l'annonce en 2014 de la vente du presbytère a travaillé depuis les derniers mois à monter un projet qui pourrait assurer la pérennité de la bâtisse tout en lui maintenant une couleur populaire. Ce projet de maison regroupant des projets comme une cuisine collective, des cours d'alphabétisation et un café correspond à cette orientation, croit Josée Bourassa.

«Le presbytère est une bâtisse qui a été historiquement une plaque tournante pour la communauté. On veut que ça demeure un lieu de rassemblement. Le projet apporte un esprit rassembleur et une mission d'entraide. Ce n'est pas étranger à la mission de l'Église», commente cette membre du comité de sauvegarde.

Le comité veut utiliser le plan d'action de la politique Familles-Aînés pour déterminer quels services pourraient loger dans cette bâtisse. La réalisation d'un jardin communautaire et le développement de plaques historiques de la municipalité sont dans la mire du comité qui pourrait mettre sur pied un organisme sans but lucratif ou une entreprise d'économie sociale pour chapeauter cette maison communautaire.

Le projet a été présenté vendredi au maire de Maskinongé. Roger Michaud réagit favorablement, mais avise le comité que la Municipalité n'a pas l'intention de contribuer financièrement.

«Quand des citoyens prennent de leur temps pour monter des projets, c'est génial. Un café-rencontre, une cuisine collective, ce sont de très beaux projets. Et on a du monde qui veut s'en occuper. On peut les appuyer dans leur démarche, mais la Municipalité n'est pas intéressée à acheter la bâtisse. Et il n'y pas d'argent au budget pour leur projet en 2016.»

L'aspect financier est d'ailleurs toujours en évolution. Josée Bourassa admet qu'aucun chiffre n'a été fixé quant aux investissements nécessaires à la réalisation d'un tel projet. Le comité de sauvegarde veut d'abord savoir si le conseil de fabrique de Maskinongé est ouvert à son idée.

«Tous les scénarios sont devant nous (achat, location). Dans nos scénarios les plus fous, on souhaite mettre en place un projet autosuffisant et supporter les frais qu'impose une bâtisse comme le presbytère. Ça prend quelques aménagements. On ira selon la participation des gens. La collaboration de la communauté sera importante», raconte Mme Bourassa, en ajoutant que certains programmes de subvention pourraient être utilisés.

Les marguilliers ont reçu le projet du comité de sauvegarde un peu avant les Fêtes. Ils ont discuté du dossier lundi, en séance privée et en l'absence de Mme Bourassa, qui est aussi marguillière, en vue d'une rencontre entre les deux parties le 8 février.

«Le comité a décrit ce qu'il veut faire à l'intérieur du presbytère: aide au devoir, soutien social. Je trouve ça très bien. C'est un très bon contenu qui est présenté, mais le conseil de fabrique a quand même une vision d'avenir. Le conseil de fabrique ne doit pas oublier d'administrer les biens ecclésiaux. Il doit voir à tout ça et bien analyser toutes les offres qui sont faites», déclare le curé Jean-Pierre Guillemette, président du conseil de fabrique.

Le curé Guillemette refuse de dire si la fabrique va donner une réponse positive ou négative au projet du comité de sauvegarde lors de la rencontre du 8 février. Il ne veut donner aucun indice sur la position adoptée par les marguilliers.

Don de 16 000 $

La demande d'installer une maison communautaire dans le presbytère est associée à une deuxième requête de la part du comité de sauvegarde. Celui-ci veut obtenir une année de grâce additionnelle de la part du conseil de fabrique afin de raffiner son projet de maison communautaire. Le comité veut continuer de tenir différentes activités de financement au cours de 2016.

En 2015, ces activités ont permis de remettre près de 16 000 $ à la fabrique. Cette somme sert à couvrir une partie des dépenses d'entretien des bâtisses de la paroisse, mais ne va pas empêcher la fabrique de conclure 2015 avec un déficit. Ce montant reste à être déterminé, mais selon le curé Guillemette, il faut s'attendre à ce qu'il soit de quelques dizaines de milliers de dollars.

En date du 20 mai 2014, le déficit accumulé se situait à tout près de 70 000 $. Selon des données fournies par le curé Guillemette en mai 2014, le presbytère est évalué à 167 000 $.

D'autre part, l'idée de vendre le presbytère pour renflouer les coffres de la fabrique semble au point neutre. Le dernier acheteur potentiel s'est désisté en raison des délais associés au dossier.

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