Navette entre Louiseville et Trois-Rivières: plus de 650 passagers en huit mois

Valérie Bellerose souhaite que le projet pilote de... (Stéphane Lessard)

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Valérie Bellerose souhaite que le projet pilote de la navette vers Trois-Rivières devienne un service permanent en 2016.

Stéphane Lessard

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Martin Lafrenière
Le Nouvelliste

(Louiseville) La Corporation des transports collectifs de la MRC de Maskinongé souhaite que le projet pilote d'une navette par autobus assurant une liaison quotidienne entre le secteur de Louiseville et Trois-Rivières devienne un service permanent au printemps 2016.

La corporation a lancé en mars dernier cette navette quotidienne qui amène les gens du secteur de Louiseville vers Trois-Rivières. Le but de ce projet pilote était d'offrir de la mobilité aux gens du secteur de Maskinongé à la suite de la diminution radicale du service provenant de la compagnie privée Orléans Express, ce transporteur qui enregistrait environ 2000 transports annuellement à partir de son terminus de Louiseville.

Le lancement du service a été réalisé grâce à une subvention du ministère des Transports du Québec pouvant aller jusqu'à 125 000 $. Après huit mois d'utilisation, les statistiques d'utilisation font dire à Valérie Bellerose que le projet pilote répond à un besoin.

«Le service a vraiment commencé en avril. Du mois d'avril au mois de novembre, on a eu plus de 650 passagers. On n'a pas récupéré tous les transports effectués par Orléans, mais on en est à notre première année. L'expérience est très satisfaisante», déclare la directrice générale de la corporation.

Offert sept jours par semaine, le service est beaucoup plus populaire durant la semaine. Jusqu'à 12 utilisateurs paient leur droit de passage de 6 $ certains jours de semaine.

«Le service marche bien, surtout quand on regarde pour quelles raisons les gens l'utilisent, analyse Mme Bellerose. La première raison de la demande de transport est la formation. Les gens vont aux études à Trois-Rivières, que ce soit pour le cégep ou l'université, mais ils continuent de vivre dans le territoire. La deuxième raison est pour des soins médicaux. La navette devient un bon complément pour le milieu. Les gens peuvent se rendre à Trois-Rivières tout en demeurant chez nous.»

La navette prend des passagers à Maskinongé, à Louiseville et à Yamachiche suffisamment tôt le matin pour que le bus soit à Trois-Rivières à 7 h 10. Rendus à Trois-Rivières, les gens peuvent prendre plusieurs bus qui se dirigent soit vers Montréal ou Québec. Ils peuvent aussi rejoindre La Tuque via le service intermunicipal instauré par le Transport collectif du Haut Saint-Maurice.

«Le service de navette est offert sur réservation, rappelle la directrice générale. Si personne ne réserve, il n'y a pas de service. On est facturé uniquement au besoin. On assure une saine gestion.»

Les prévisions de fréquentation pour cette première année du projet pilote font état de quelque 1000 passagers. À l'approche de la fin de ce projet, en mars, Valérie Bellerose est en attente des modalités de financement du MTQ pour maintenir le service. Car la volonté de la corporation est de le conserver.

«Ça prend beaucoup de promotion pour faire connaître le service, car il y a eu rupture de service (d'Orléans) entre janvier et avril. Les gens ont dû se réorganiser. Mais en même temps, des personnes peuvent se demander si ça vaut la peine de s'organiser avec cette navette, car c'est un projet pilote. Nous, on veut que ça continue.»

Questionnée à savoir si le volume actuel est suffisant pour conserver un tel service, Mme Bellerose a eu la réponse suivante: «quand on a besoin de se faire soigner ou de suivre de la formation, le volume sera toujours suffisant.»

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