Eau potable pour le secteur des Grès: des solutions variant de 1 à 2,8 millions $

Le maire de Saint-Étienne-des-Grès, Robert Landry.... (Photo: Stéphane Lessard Le Nouvelliste)

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Le maire de Saint-Étienne-des-Grès, Robert Landry.

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Brigitte Trahan
Le Nouvelliste

(Saint-Étienne-des-Grès) Le problème de sel de déglaçage dans l'eau potable d'une quarantaine de propriétaires de Saint-Étienne-des-Grès, dans le secteur des Grès, a refait surface, cette semaine.

Le ministère des Transports a rencontré les principaux intervenants pour annoncer qu'il est prêt à investir 650 000 $ pour régler le problème via la construction d'un système d'aqueduc qui desservirait le secteur.

Toutefois, les travaux seront nettement plus coûteux, a indiqué le maire Robert Landry au Nouvelliste et les citoyens directement touchés par ce problème risquent de se retrouver avec une facture, sans jeu de mots, assez salée, si aucune aide financière complémentaire du gouvernement ne vient combler la différence.

Le maire Landry, indique que les citoyens ont d'abord rejeté l'idée de se doter d'un système d'osmose inverse proposé par le MTQ puisqu'il aurait coûté la modique somme de 25 000 $ pour chacune des 26 résidences aux prises avec l'eau contaminée aux sels de déglaçage.

Trois autres solutions sont donc sur la table, explique le maire, mais pour espérer pouvoir les réaliser, il faut d'abord s'assurer de trouver une source adéquate d'approvisionnement en eau potable. Le premier trajet d'aqueduc possible arriverait du côté est et coûterait 1,4 million $.

Le second pourrait arriver du côté ouest et se chiffrerait à 2,8 millions $ tandis que le moins cher consisterait à rallonger le réseau de Saint-Boniface qui est déjà près du secteur. Dans ce cas, on parle d'un investissement voisinant 1 million $.

Le maire indique que les deux municipalités, Saint-Étienne et Saint-Boniface, n'ont pas l'intention de payer le surplus qui n'est pas couvert par l'offre du MTQ. Ceci implique qu'une taxe de secteur pourrait être imposée aux citoyens touchés si Québec ne bonifie pas son offre. Comme l'explique le maire Landry, les citoyens plaident que leur eau était potable avant que le MTQ se serve de sel de déglaçage dans ce secteur.

Le député de Maskinongé tente de trouver une solution pour combler le manque, indique M. Landry. Sinon, la porte n'est pas totalement fermée à un recours, dit-il.

Il faudra un approvisionnement adéquat puisqu'en plus des 26 résidences contaminées, la pépinière qui se trouve près de l'autoroute 55 représente l'équivalent de la consommation en eau potable de 50 résidences, tandis que le terrain de camping représente l'équivalent d'une vingtaine de résidences, explique le maire.

Une dizaine d'autres résidences sont aux prises avec la présence de nitrites et de nitrates dans leur eau. Cette contamination provient d'une entreprise agricole située à proximité, explique le maire. Le producteur a toutefois modifié ses cultures et ses engrais, dit-il. On ignore toutefois combien de temps il faudra à la nappe phréatique pour se décontaminer.

La Municipalité a confié un mandat à des experts afin d'évaluer les sources d'eau potable qui pourraient régler ce problème. Une nouvelle rencontre avec le MTQ est prévue en novembre. D'ici là, la Municipalité convoquera les citoyens à la mi-octobre afin de dresser un portrait exhaustif de la situation et mettre tous les citoyens concernés au parfum des plus récentes informations dans ce dossier.

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