Soleno et eaux usées: une rencontre la semaine prochaine

Depuis le mois de mai, Soleno n'a plus... (Photo: Olivier Croteau Le Nouvelliste)

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Depuis le mois de mai, Soleno n'a plus le droit d'acheminer ses eaux usées dans le réseau public d'aqueduc.

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Martin Lafrenière
Le Nouvelliste

(YAMACHICHE) La direction de Soleno va rencontrer la Municipalité de Yamachiche lundi prochain afin de savoir si l'entreprise peut recommencer à recycler un certain volume de matières plastiques tout en respectant le système des eaux usées public.

Des représentants de Soleno ont discuté du dossier avec des gens du ministère de l'Environnement, mardi. Depuis mai, l'entreprise basée à Yamachiche est confrontée à un problème sérieux: le contenu de ses eaux usées empêche le bon fonctionnement des étangs aérés de Yamachiche, ce qui a conduit cette dernière à interdire à Soleno d'acheminer ses eaux usées dans le réseau public.

«On travaille à savoir quelle quantité on peut produire sans perturber les installations de Yamachiche», déclare Yvon Picotte, président du conseil d'administration et responsable de ce dossier.

M. Picotte a bon espoir d'avoir un portrait plus précis à la suite de la rencontre de lundi qui devrait réunir les spécialistes embauchés par la Municipalité et ceux de la compagnie ainsi que des représentants du ministère de l'Environnement. Il sait toutefois que l'entreprise, qui a la volonté d'augmenter la production de plus du double, devra trouver une solution permanente un moment donné.

«Si on réalise qu'on peut produire seulement un volume X et que ça ne correspond pas aux objectifs fixés, il faudra investir. Et ce n'est pas impossible qu'on envoie nos eaux usées à Yamachiche avec un prétraitement à l'usine. Ça pourrait être une solution. Mais on n'est pas encore rendu là.»

Chose certaine, Soleno n'est pas intéressée à continuer de faire traiter ses eaux usées par une firme externe sur une longue période.

À un faible rythme de production, les coûts de traitement des eaux usées s'élevaient à 5000 $ par semaine. Si Soleno atteint le niveau de production désiré, la facture pourrait presque tripler, explique M. Picotte.

«À ce prix-là, on préférerait investir pour traiter les eaux usées nous-mêmes et avoir la paix», commente le président, en précisant que RCM et Soleno devront être d'accord à investir des sommes qui s'annoncent importantes dans un tel réseau privé.

Entre-temps, la compagnie s'assure de conserver son personnel au travail. Aucune mise à pied n'a eu lieu malgré une baisse de cadence de production.

«Soleno, avec Alain Poirier (le président), assume des dépenses, car ces gens croient à la mission. Il y a six ou sept travailleurs sur le quart de nuit. On envisage de relocaliser ces travailleurs à Trois-Rivières ou à Saint-Étienne-des-Grès. Ça pourrait équilibrer les choses en attendant une solution.»

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