Travail de rue dans Maskinongé: du chemin parcouru en 20 ans

Les 20 ans du TrueC de la MRC... (Photo: Sylvain Mayer, Le Nouvelliste)

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Les 20 ans du TrueC de la MRC de Maskinongé seront célébrés par un 5 à 7 qui aura lieu le 16 avril à Louiseville. Sur la photo, on aperçoit à l'avant Michel Purcell, coordonnateur du TrueC, en compagnie de Cynthia Villemure et de Patrice Duhaime, travailleurs de rue, et de Guy André, président d'honneur de l'activité.

Photo: Sylvain Mayer, Le Nouvelliste

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Martin Lafrenière
Le Nouvelliste

(Louiseville) Avec 785 interventions comptabilisées en 2014, l'organisme Travail de rue communautaire de la MRC de Maskinongé prouve qu'il a toujours sa raison d'être 20 ans après sa fondation.

Le TrueC a fait beaucoup de chemin depuis sa naissance en septembre 1994, comme le rappelle l'ancien député fédéral Guy André.

«Le travail de rue, on retrouvait ça dans les grands centres urbains, se souvient M. André, alors organisateur communautaire qui a travaillé à la mise sur pied du service avec Michel Purcell. Il fallait développer le projet. Et il y avait l'enjeu d'intégrer le travail de rue et l'acceptabilité sociale. Ce n'était pas évident à l'époque: Michel se tenait dans les rues, dans les parcs et les gens se demandaient qui était ce gars qui se tenait avec des jeunes. Ça dérangeait les gens et aussi la SQ! Ils se posaient des questions, car ils ne connaissaient pas le travail de rue. Mais on a tenu une réunion, on a mis les points sur les i et le travail de rue a été accepté.»

Aujourd'hui, Michel Purcell coordonne le travail de Patrice Duhaime et de Cynthia Villemure, eux qui ont pris la relève dans l'intervention directe auprès des gens qui ont besoin de leurs services. Comme il y a 20 ans, les travailleurs de rue continuent d'offrir leur écoute, leur soutien et leur accompagnement aux gens aux prises avec différentes problématiques passant de la solitude à des idées suicidaires. Mais selon M. Purcell, deux choses ont vraiment changé depuis ses premières interventions.

«Il y a encore des problèmes de toxicomanie, de décrochage scolaire. Mais les problèmes de relations interpersonnelles, c'est pire qu'il y a 20 ans. Les jeunes se parlent entre eux, mais via les réseaux sociaux. Les gens nous disent qu'ils ne s'entendent pas avec leur patron, avec leur voisin, leur femme. Et aussi, il y a plus de problèmes de santé mentale qui arrivent à des gens de plus en plus jeunes. On a évolué en spécialisation des diagnostics, mais il y a aussi la consommation de méthamphétamine qui provoque des psychoses et qui envoie les gens en psychiatrie», commente M. Purcell.

Le financement de ces ressources d'intervention est encore au coeur des préoccupations de l'équipe du TrueC. L'organisme peine à recevoir une contribution gouvernementale bonifiée et doit miser sur l'apport de Centraide pour boucler son budget.

C'est la raison pour laquelle l'organisme tient pour ses 20 ans deux activités de financement. Premièrement, cet important anniversaire sera souligné le 16 avril par un 5 à 7 à la Brassette l'Ami de Louiseville. Sous la formule «serveur d'un soir», l'argent provenant des pourboires et d'une partie des profits de l'établissement sur la vente d'alcool sera remis à l'organisme. La députée Ruth Ellen Brosseau et le conseiller louisevillois André Lamy font partie des serveurs d'un soir, au même titre que France Lambert, qui a oeuvré à l'organisme l'Étape alors que celui-ci gérait les activités du travail de rue.

Le TrueC vend également des billets donnant droit à une fin de semaine pour deux dans une suite du Baluchon. L'organisme souhaite écouler 500 billets dont le prix unitaire est de 10 $.

Étant donné que ce prix est une commandite de ce centre de villégiature de Saint-Paulin, tous les profits iront dans les poches de l'organisme.

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