Le maire Landry ne veut pas d'un deuxième Waste Management

Le maire de Saint-Étienne-des-Grès, Robert Landry.... (Photo: Archives, Le Nouvelliste)

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Le maire de Saint-Étienne-des-Grès, Robert Landry.

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Brigitte Trahan
Le Nouvelliste

(Saint-Étienne-des-Grès) Le maire de Saint-Étienne-des-Grès est littéralement sur un pied de guerre. Après avoir entrouvert une porte à la négociation dans le projet de modification de la géométrie des cellules d'enfouissement au site d'enfouissement de la Régie de gestion des matières résiduelles de la Mauricie, voici qu'il ne veut plus négocier. «Je ferme la porte complètement», dit-il, notamment parce que la Régie est en train de demander un appui à toutes les MRC de la région dans ce projet.

Shawinigan a accepté les modifications aux cellules, jusqu'à présent, de même que Trois-Rivières, lundi dernier.

Saint-Étienne-des-Grès exige surtout que la Régie respecte toutes les ententes qu'elle a signées avec elle dans le passé, surtout en matière de hauteur des cellules d'enfouissement. «Ce qu'ils proposent, de monter les cellules à 12 ou 15 mètres, ça a été étudié 1995», rappelle M. Landry «et ça avait été mis de côté par respect pour la population de Saint-Étienne qui ne voulait pas de pentes de ski. On a exproprié Waste Management pour ça et on revient là-dessus», déplore vivement le maire.

Robert Landry raconte que sa municipalité est présentement victime de «chantage» dans ce dossier de la part de la Régie. «On a des ententes signées depuis 1991, dit-il, notamment sur des redevances par tonnage enfoui. On a menacé de nous l'enlever», illustre-t-il.

«On avait une entente sur l'indemnité pour municipalité hôtesse d'un lieu d'enfouissement et la Régie se questionne aussi là-dessus», dit-il. «Et c'est toujours en lien avec cette affaire de changement géométrie des cellules.»

«Notre dépôt de neige usée est sur les terrains de la Régie depuis 15 ans. L'entente se termine cette année et ils nous menacent de ne pas la renouveler», ajoute M. Landry.

«Comment voulez-vous que je négocie avec ces gens-là», plaide-t-il.

La riposte est maintenant lancée: «On se retrouvera en Cour supérieure. C'est elle qui va trancher», dit le maire, en rappelant que la municipalité avait adopté une résolution pour éviter qu'on rehausse les cellules. «On va se battre pour protéger la qualité de vie de nos citoyens», promet-il.

Le maire Landry affirme que les cellules d'enfouissement de Saint-Étienne n'ont jamais historiquement atteint 111 mètres au dessus-du niveau de la mer, comme le prévoit la nouvelle géométrie prônée par la Régie. «Parmi les cellules 1, 2, 3 et 4, la plus élevée fait 104 mètres actuellement», dit-il.

Les gens qui veulent forcer Saint-Étienne-des-Grès à accepter la modification de la géométrie des cellules d'enfouissement «pensent qu'on est déjà à 111 mètres. Mais on n'a jamais expérimenté cette hauteur-là», rappelle le maire Landry.

«Même si M. Goyette ne veut pas parler d'un rehaussement, c'est clair, il demande un rehaussement de 7 mètres supplémentaires par rapport à ce qui est aujourd'hui», dit-il. «Et tout ça pour faire économiser 4 $ par résidence en Mauricie», déplore-t-il.

La population stéphanoise «me demande, en tant que gestionnaire, de faire respecter les ententes qui ont été dûment signées», plaide le maire.

Robert Landry estime qu'on veut lui faire croire qu'ouvrir de vieilles cellules ne causera pas d'inconvénients à la population. Actuellement, dit-il, c'est surtout des odeurs qu'on se plaint, «et croyez-moi il y a des journées où ce n'est pas drôle», insiste-t-il. «Mais lorsque les cellules auront 23 pieds de plus haut, je me questionne aussi sur le bruit» qui se fera entendre dans les alentours, dit-il, notamment les «bip-bip» constants des camions qui reculent, explique-t-il.

Le président de la Régie, René Goyette, attend de recevoir les résolutions d'appui à son projet de toutes les MRC de la région et de soumettre le tout à son conseil d'administration, en avril, avant de commenter la situation. Quant au maire de Trois-Rivières, Yves Lévesque, il a préféré s'en remettre, mercredi, à l'expertise de M. Goyette dans ce dossier.

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