Comptoir Desjardins en épicerie: Charette veut imiter Sainte-Ursule

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Martin Lafrenière
Le Nouvelliste

(Charette) L'implantation d'un comptoir de la Caisse Desjardins de l'ouest de la Mauricie au marché d'alimentation Dauphin de Sainte-Ursule donne des idées à Charette. La Municipalité veut convaincre la Caisse Desjardins de Saint-Boniface de faire de même en partenariat avec l'épicier local, mais la direction de l'institution financière est loin d'être certaine que cette option sera rentable.

Des discussions entre la direction de la Municipalité et celle de Desjardins ont eu lieu au cours des derniers mois. Claude Boulanger aimerait bien réaliser ce projet afin de ramener à Charette un service qui a disparu depuis deux ans presque jour pour jour. «J'ai rencontré Mario Villemure, il est intéressé à avoir le comptoir dans son épicerie. Ce serait bien d'avoir la même chose qu'à Sainte-Ursule. Les commerçants ne seraient pas obligés d'aller à Saint-Boniface pour avoir de la monnaie.»

En mars 2013, la Caisse Desjardins de Saint-Boniface avait mis fin aux activités du comptoir du centre de services de Charette en raison d'une chute dramatique d'achalandage. À ce sujet, le maire de Charette croit que l'idée d'un comptoir à l'intérieur d'un commerce mérite d'être étudiée. «La caisse pourrait vendre sa bâtisse à Charette et n'aurait plus besoin de payer pour l'entretien, le déneigement. J'ai dit au directeur de la caisse que plus tu baisses les services, plus tu pousses les gens à aller ailleurs. Il n'a pas dit non et il doit regarder les chiffres.»

Les chiffres soumis jusqu'à maintenant amènent Paul Jordan à démontrer une grande retenue face à ce scénario. «En mars 2013, on a fermé le comptoir, car il y avait peu de transactions. Est-ce qu'on veut ramener un comptoir dans ce contexte? Ce serait extrêmement difficile. Y a-t-il d'autres possibilités? On va regarder. On a dit plus non que oui, mais on est ouvert à discuter», déclare M. Jordan, le directeur général de la Caisse Desjardins de Saint-Boniface.

Installer un comptoir dans un commerce peut représenter des économies, car l'institution financière devient locataire d'un espace. Toutefois, une telle infrastructure requiert des investissements incontournables et Desjardins est confrontée à une nécessité de rentabiliser ses actions pour être concurrente dans le marché des institutions financières.

«C'est difficile d'avoir un comptoir dans une épicerie. L'aspect des équipements de sécurité coûte cher, une voûte, ça coûte cher, ça prend du personnel. Si on fait quatre ou cinq transactions à l'heure, c'est trop peu. Le modèle change: les gens font leurs transactions par Internet, retirent de l'argent au comptoir d'un commerce. C'est le marché qui décide», ajoute M. Jordan, en soulignant que la Caisse Desjardins de l'ouest de la Mauricie met de l'avant «un modèle qui la regarde».

M. Jordan doute que l'arrivée d'un comptoir de Desjardins dans un commerce de Charette soit un incitatif à attirer de nouveaux résidents. Il réaffirme l'intérêt de Desjardins à soutenir financement la communauté dans son désir d'assurer son développement. La somme de 50 000 $, annoncée lors de la fermeture du centre de services il y a deux ans, est toujours réservée.

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