Vente du presbytère de Maskinongé: le projet est sur la glace

Josée Bourassa et Monique Bélanger sont membres du... (Photo: Stéphane Lessard Le Nouvelliste)

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Josée Bourassa et Monique Bélanger sont membres du comité de sauvegarde du patrimoine de Maskinongé.

Photo: Stéphane Lessard Le Nouvelliste

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Martin Lafrenière
Le Nouvelliste

(Maskinongé) La vivacité de la solidarité à Maskinongé incite non seulement les marguilliers de l'endroit à suspendre leur projet de vendre le presbytère, mais pourrait bien mener à la réalisation d'un projet permettant de conserver une vocation communautaire à cette bâtisse plus que centenaire.

L'annonce de la vente du presbytère par la fabrique en 2014 a incité des citoyens de Maskinongé à se réunir afin de préserver le patrimoine religieux. Un concert-bénéfice de Noël, qui a permis de remettre près de 11 000 $ à la fabrique, a donné l'énergie qu'il fallait pour poursuivre les activités de financement.

«Il y a eu un élan de solidarité qui a traversé le village avec les commanditaires, les marguilliers, les citoyens. C'est là qu'on s'est rendu compte qu'on veut garder nos affaires en autant que c'est possible. On ne pouvait pas arrêter ça là!», constate avec joie Monique Bélanger, membre du comité de sauvegarde du patrimoine dont le coeur regroupe une douzaine de personnes.

Le comité a par la suite demandé aux marguilliers s'ils pouvaient mettre le projet de vente sur la glace durant un an.

«Ce qu'ils veulent, c'est du financement, car les revenus de la fabrique baissent. On leur a dit que s'ils acceptaient notre proposition, on ferait d'autres activités pour apporter de l'argent à la fabrique et ils ont accepté», ajoute Mme Bélanger.

Dimanche, le comité de sauvegarde organise au centre communautaire le brunch de la fête de saint Joseph, patron de la paroisse. Quelque 200 personnes sont attendues. Le comité va profiter de la vente de garage annuelle en mai pour offrir des tables aux citoyens sur le terrain de l'église. La mobilisation servira à inciter les gens à donner leurs articles pour que les fruits de la vente soient remis à la fabrique.

Le même scénario est établi dans l'organisation d'une course de boîtes à savon présentée dans le cadre des festivités de la Saint-Jean. Les frais d'inscription seront versés à la fabrique. D'autres activités seront présentées au cours de l'année.

Maskinongé n'est pas la première paroisse confrontée à des difficultés budgétaires. La tenue d'activités de financement est un élément positif, mais il faudra probablement arriver à une solution plus permanente pour faire face aux dépenses d'entretien du presbytère qui frôlent les 15 000 $ par année, dont 9000 $ uniquement pour le chauffage.

Voilà pourquoi le comité veut se baser sur les idées soumises par la population de Maskinongé dans l'élaboration de la politique municipale familles-aînés pour cibler un projet qui pourrait se trouver une niche dans un secteur comme le tourisme ou le soutien social.

«Le but à la fin de l'année est d'avoir développé un projet qui fera revivre le presbytère pour qu'il soit autonome, mentionne Josée Bourassa, membre du comité de sauvegarde et marguillière depuis janvier. Le comité va travailler à rédiger un projet qui va correspondre aux idées de la population. On veut proposer un projet mobilisateur et rentable et on travaille en collaboration avec le conseil de fabrique.»

L'objectif de base est de sauvegarder le presbytère pour éviter qu'il soit vendu à un particulier. Cela ne passe pas nécessairement par l'achat pur et simple de la bâtisse par le comité.

«Le but est de mettre quelque chose en place pour que la bâtisse reste à la communauté et pour la faire vivre. On va donner une mission claire au presbytère dans un esprit de pérennité et de conservation du patrimoine», assure Mme Bourassa.

Jean-Pierre Guillemette, président de la fabrique et curé de Maskinongé, confirme que le conseil des marguilliers a accepté de suspendre la vente du presbytère pour un an. Il souligne toutefois que la fabrique ne pourra demeurer responsable du presbytère bien longtemps, car sa vente a été envisagée afin d'avoir de l'argent pour entretenir l'église.

«Le comité veut une année pour bien réfléchir, il veut donner une nouvelle vocation au presbytère. La fabrique va réfléchir à tout ça.»

Quelques acheteurs, dont un plus sérieux, avaient manifesté leur intérêt d'acquérir le presbytère. Le curé Guillemette ignore si cet acheteur est toujours intéressé et s'il acceptera de patienter quelques mois.

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