Un homme se fait sortir par la SQ à la séance du conseil de Louiseville

Le maire de Louiseville, Yvon Deshaies.... (Photo: Sylvain Mayer, Le Nouvelliste)

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Le maire de Louiseville, Yvon Deshaies.

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Martin Lafrenière
Le Nouvelliste

(Louiseville) Un citoyen de Louiseville s'est payé une petite promenade sous escorte policière lundi soir après avoir proféré des menaces à l'endroit du conseiller André Lamy durant la séance ordinaire du conseil municipal, menaces qui conduiront à une plainte déposée par ce dernier.

L'individu visiblement perturbé s'est présenté à l'hôtel de ville alors que la séance du conseil était amorcée. Dès son arrivée dans la salle publique, il a avisé fermement le maire Yvon Deshaies qu'il avait besoin de son aide pour trouver un emploi. À plusieurs reprises, le maire a doucement invité Stéphane Lambert à s'asseoir, en lui disant qu'il le rencontrerait après la séance.

Le conseil a réussi à défiler la majeure partie de l'ordre du jour lorsque l'individu a commencé à commenter à haute voix certains points de la rencontre. Le maire Deshaies a une fois de plus fait preuve d'une grande patience, mais André Lamy en avait assez: il a sèchement ordonné à l'homme agité de se taire. Brandissant le poing, ce dernier lui a répondu tout en blasphémant allégrement qu'il lui casserait les dents. Il s'est même avancé vers la table du conseil, mais il a été ramené au calme par des gens qui assistaient à la séance. Un citoyen a même quitté la salle momentanément avec lui pour le calmer davantage.

La cause était entendue: d'un signe de tête, le maire Deshaies et la directrice générale Sonia Desaulniers ont convenu que cette dernière appellerait les forces de l'ordre. Quelques minutes plus tard, Stéphane Lambert était escorté de la salle par deux agents de la SQ et cet incident ne restera pas sans conséquence, assure André Lamy.

«Je vais déposer une plainte pour menaces. Je ne mérite pas ce genre de traitement. Je ne me suis pas présenté aux élections pour ça. Comme conseiller, je ne laisse pas passer ça», commente M. Lamy, en soulignant qu'il avait décidé d'interpeller l'homme, car il dérangeait le déroulement de la séance du conseil.

À titre de directrice générale, Sonia Desaulniers a aussi porté plainte auprès de la SQ, reprochant à Stéphane Lambert d'avoir troublé la paix.

«Il n'y a pas de procédure établie concernant la sécurité (durant les séances du conseil). On va réfléchir à ça», explique la dg, qui a réagi calmement, mais promptement à la situation.

Yvon Deshaies ne paraissait pas trop pressé de parler de la mise en place d'un protocole de sécurité lors des séances publiques. Il admettait toutefois que le conseil pourrait bien regarder cette possibilité.

«C'est la première fois que ça arrive. Je le connais. Quand je l'ai vu arriver, il m'a pointé du doigt en me disant qu'il avait besoin d'aide pour un emploi. Je voulais l'écouter. Ça servait à rien de le crinquer et je savais que Sonia allait appeler le 911.»

Selon les informations transmises à la Ville par les agents de la SQ, ces derniers devaient garder Stéphane Lambert pour la nuit. Il devrait comparaître, mardi, au palais de justice de Trois-Rivières, sous des accusations de menaces et bris de conditions.

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