Saint-Léon: deux cents de plus

Robert Lalonde... (Photo: Stéphane Lessard)

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Robert Lalonde

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Martin Lafrenière
Le Nouvelliste

(Saint-Léon-le-Grand) L'augmentation du coût de la vie et la baisse du financement annoncé par le pacte fiscal gouvernemental sont à l'origine de la hausse de deux cents de la taxe foncière à Saint-Léon-le-Grand.

La taxe municipale sera dorénavant de 78 cents par tranche de 100 $ d'évaluation. Les tarifs pour l'eau (150 $), la collecte des déchets (135 $) et la collecte des matières recyclables (57 $) profitent d'un gel. C'est la même chose pour le remboursement de la dette du réseau d'égout (385 $) et pour l'entretien de ce réseau (80 $).

La diminution de la contribution gouvernementale aux finances de Saint-Léon en cette période d'austérité représente environ 8000 $. Cela équivaut à peu près à la moitié de la hausse de la taxe foncière.

«Le budget a été plus scruté à la loupe, dû aux coupures gouvernementales. Ça ne nous dérange pas trop cette année, mais il ne faut pas que cette mesure temporaire devienne permanente. C'est là, l'enjeu», raconte le maire de Saint-Léon-le-Grand, Robert Lalonde.

Si une partie de la croissance du taux de taxe foncière va pour combler ce manque à gagner, le reste servira à couvrir l'augmentation du coût de la vie (salaires, assurances, etc.). Toutefois, le niveau de consommation de l'eau demeure assez stable pour permettre au conseil de maintenir le tarif à celui de 2014. La situation est la même pour les autres services.

En incluant l'amortissement sur les dépenses, le budget de 2015 est fixé à 1 370 725 $, en hausse de 4 % comparativement à celui de 2014. Quelque 51 204 $ ont été pigés dans le surplus pour être affectés au budget de 2015.

BUREAU MUNICIPAL EN PRIORITÉ

Le dossier du bureau municipal trône en tête de liste au conseil de Saint-Léon pour 2015. Les élus avaient prévu transformer en édifice municipal une maison acquise en 2012, mais le résultat des soumissions a été nettement supérieur aux estimations. «On avait prévu 360 000 $ et la plus basse soumission a sorti à 488 000 $. Il y en a jusqu'à 573 000 $. On regarde d'autres possibilités, car c'est trop cher. Le conseil veut voir si on peut faire autrement qu'investir dans cette maison», mentionne le maire Lalonde, qui veut régler ce dossier en 2015.

Le conseil va étudier trois autres options pour localiser les bureaux municipaux. L'idée de rénover la maison ne semble pas totalement écartée, mais ne fait pas partie des scénarios qui seront étudiés en premier.

Saint-Léon continue de travailler au projet d'agrandissement de son périmètre urbain. Une réponse préliminaire de la Commission de la protection du territoire agricole du Québec (CPTAQ) laisse entrevoir une possibilité d'agrandir, de moindre façon, ce périmètre. Le conseil attend d'avoir la position finale de la CPTAQ face à cette option qui limiterait le développement domiciliaire à un peu plus de vingt terrains autour du centre des loisirs. La construction de quelques immeubles à logements est envisagée afin de maximiser l'utilisation de l'espace.

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