L'éco-quartier toujours dans les priorités à Saint-Mathieu

Le maire de Saint-Mathieu-du-Parc, Claude McManus.... (Photo: Stéphane Lessard Le Nouvelliste)

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Le maire de Saint-Mathieu-du-Parc, Claude McManus.

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Guy Veillette
Le Nouvelliste

(Saint-Mathieu-du-Parc) Après plusieurs mois d'étude, les élus de Saint-Mathieu-du-Parc accorderont une attention particulière au développement de l'éco-quartier «De Feuilles en aiguilles» au cours de la prochaine année. Le maire, Claude McManus, s'y est engagé lors de la présentation de son rapport sur la situation financière de la municipalité, le 17 novembre en assemblée spéciale.

En effet, dans ses orientations générales vers le prochain budget, il a mentionné que le conseil poursuivrait sa démarche pour acquérir des terrains et élaborer des plans et devis pour la mise en place de nouveaux chemins et d'un service d'aqueduc.

Le développement de l'éco-quartier avance au ralenti depuis la faillite de la coopérative d'habitation Apex, en janvier 2010. La société en nom collectif «De feuilles en aiguilles» a pris le relais, mais sa mission consiste essentiellement à vendre des terrains et à maintenir le caractère écologique du quartier.

Par contre, impossible d'attirer de nouveaux résidents sans développement d'infrastructures. Le maire considère qu'il faut maintenant plonger.

«Au cours de la dernière année, nous avons mis en place les paramètres qui régissent les constructions dans l'éco-quartier», explique M. McManus. «Nous avons échangé avec les responsables pour obtenir un vrai plan d'aménagement. Ça devrait être finalisé en début d'année.»

«Nous devrions aussi acquérir des terrains et nous déposerons bientôt une offre d'achat», ajoute le maire. «Par la suite, nous mettrons en place toute la mécanique pour ouvrir les rues.»

Actuellement, une dizaine de maisons sont construites alors que le quartier pourrait en accueillir une soixantaine. Certains propriétaires possèdent des terrains qu'ils ne peuvent même pas développer, n'étant desservis par aucune voie publique.

Une analyse a également été faite pour le traitement des eaux usées. Pour le moment, l'aménagement de fosses septiques demeure l'option privilégiée, mais l'implantation d'un système commun de traitement local, comme il s'est fait pour les résidents du secteur de la montagne, pourrait être envisagé.

«Ce serait assez dispendieux, mais c'est une décision que nous aurons à prendre éventuellement», résume M. McManus. Dans le secteur de la montagne, ce projet a d'ailleurs été complété en 2014 grâce à un investissement de 509 660 $.

«C'est le coût de construction de l'usine, sans les frais d'ingénierie», précise le maire. «Nous avions un emprunt de 832 000 $ pour ce projet, mais ça va coûter moins cher.»

En 2015, le même secteur devrait bénéficier de l'attention du conseil municipal, cette fois pour réaliser un aménagement pour les visiteurs. Le maire souhaite améliorer le coup d'oeil de la porte d'entrée sud de la municipalité.

«Nous aimerions aménager un petit parc autour du système de traitement des eaux usées», explique M. McManus. «Il y a une descente de bateaux dans le coin. On intégrera peut-être aussi un petit kiosque d'information touristique, étant donné que c'est l'entrée de la municipalité.»

Quant aux bâtiments de l'ancienne station de ski, les élus solliciteront des projets au cours des prochains mois pour les vendre. Auparavant, divers scénarios seront étudiés pour maximiser l'utilisation du troisième puits de ce secteur au meilleur coût possible.

Équilibre

Selon les informations disponibles à la mi-novembre, l'administration municipale de Saint-Mathieu-du-Parc s'attend à conclure l'année en équilibre budgétaire. En 2013, elle avait dégagé un surplus de 252 538 $. Au 31 décembre 2013, l'excédent non affecté atteignait 829 484 $, un montant supérieur à la dette nette qui s'établit à 821 781 $.

Outre les travaux réalisés dans le secteur de la montagne, les principaux investissements en 2014 ont été consacrés à la réfection d'une partie du chemin principal et du chemin Saint-Édouard (près de 290 000 $) et d'une section à risque sur le chemin des Pionniers (plus de 22 000 $).

Le conseil municipal a également consacré plus de 160 000 $ aux rénovations à la caserne de pompier et à l'hôtel de ville. Il a aussi investi plus de 13 000 $ pour l'acquisition de différents appareils informatiques, notamment pour passer au conseil sans papier.

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