Peine de mort: Ruth Ellen Brosseau en désaccord avec le maire de Louiseville

Ruth Ellen Brosseau, députée du NPD dans Berthier-Maskinongé.... (Photo: Ivanoh Demers, La Presse)

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Ruth Ellen Brosseau, députée du NPD dans Berthier-Maskinongé.

Photo: Ivanoh Demers, La Presse

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Martin Lafrenière
Le Nouvelliste

(Louiseville) Si Yvon Deshaies approche Ruth Ellen Brosseau pour lui parler du rétablissement de la peine de mort au Canada, le maire de Louiseville ne réussira pas à la convaincre de ramener une telle mesure.

La députée fédérale de Berthier-Maskinongé a été prise par surprise par les propos du maire de Louiseville. Selon elle, un tel geste serait un triste retour en arrière.

«Ça fait 38 ans qu'on a aboli la peine de mort et c'est toujours non aujourd'hui, car c'est injuste. Le Canada a signé la déclaration universelle des droits de l'homme qui garantit le droit à la vie.»

Mme Brosseau rappelle que le Canada a apposé sa signature sur moult traités portant sur l'abolition de la peine de mort dans d'autres pays.

«Il faut faire confiance en notre système de justice même s'il n'y a rien de parfait. Depuis 1973, 144 personnes étaient condamnées à mort aux États-Unis et ont été libérées après que leur innocence ait été prouvée. Si on tue une personne, c'est irréversible. On ne peut pas revenir en arrière. On a besoin d'investir dans la prévention de la criminalité et dans les soins de santé pour les gens qui ont des troubles mentaux.»

Ruth Ellen Brossseau se dit sensible à la situation financière que vivent actuellement les administrations municipales et le gouvernement du Québec. La solution pour réduire les dépenses ne réside pas pour autant dans le retour de la peine de mort.

«Je ne pense pas qu'on a besoin de reculer de 38 ans. Ça va à l'encontre des droits de l'homme. Il faut aller de l'avant. Et dire qu'on dépense trop dans les prisons, c'est faux. Le gouvernement a coupé 300 millions de dollars dans le budget des prisons fédérales», insiste Mme Brosseau, en soulignant que le nombre de meurtres est en réduction au Canada depuis l'abolition de la peine de mort malgré une hausse du nombre d'habitants.

Vérification faite auprès de Statistique Canada, le nombre de meurtres est en repli depuis 1977, après quelques regains constatés notamment au milieu des années 1980 et au début des années 1990. Le taux d'homicides était de 1,62 pour 100 000 habitants en 2010, alors qu'il tournait autour de 3 au milieu des années 1970. Pendant ce temps, la population canadienne a grimpé de 23,5 millions d'habitants en 1976 à 35,5 millions en 2014, toujours selon Statistique Canada.

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