Des coupes de postes à prévoir au CLD de Maskinongé

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Simon Allaire est le directeur général du Centre local de développement de la MRC de Maskinongé.

Photo: Stéphane Lessard Le Nouvelliste

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Martin Lafrenière
Le Nouvelliste

(Louiseville) La suppression de 56 % des budgets consacrés par le gouvernement du Québec aux centres locaux de développement a de fortes chances de se traduire en perte d'emplois au CLD de Maskinongé, peu importe si l'organisme conserve son autonomie ou s'il est rapatrié sous le chapeau de la MRC de Maskinongé.

À l'instar des autres organes de développement économique des municipalités de la région, le CLD de Maskinongé est confronté à un vrai casse-tête financier en raison des coupes annoncées par Québec. La décision concernant l'avenir de la structure locale devrait être annoncée publiquement dans une semaine, mais on peut déjà s'attendre à ce qu'elle entraîne des conséquences malheureuses pour un ou des employés.

«On a deux scénarios: on crée un département économique à la MRC ou on conserve le CLD. Mais il y aura des changements en termes de ressources humaines. Il faut s'attendre à des coupures de postes», confirme Simon Allaire, le directeur général du CLD de Maskinongé.

Huit personnes travaillent au CLD de Maskinongé. En plus des répercussions sur le facteur humain, la réduction de personnel qualifié va créer des impacts sur le développement économique du secteur. Les coupes gouvernementales vont affecter l'intervention du CLD au niveau financier.

«J'ai trois fonds d'investissements qui sont pris à même mon fonds d'opération. Quand je suis coupé de 56 %, on perd 400 000 $ par année. Il y aura des coupures sur ces fonds. Et il y a des choses qu'on ne pourra plus faire. Le CLD est le commanditaire principal du Banquet des saveurs (une activité de la Chambre de commerce et d'industrie de la MRC de Maskinongé). On ne pourra plus le faire. On ne pourra plus être un commanditaire de la Soirée des sommets (le gala annuel de la chambre de commerce). On mettait 7000 $ pour soutenir les bureaux d'accueil touristique de Saint-Alexis-des-Monts et de Saint-Élie-de-Caxton. On oublie ça.»

M. Allaire estime que la décision du gouvernement Couillard va à l'encontre de ce que doit être le développement économique. La réduction du financement entraînera une diminution de la présence des promoteurs économiques sur le terrain.

Cela envoie également le signal au monde des affaires d'être prudent, ce qui risque d'inciter les gens d'affaires à mettre sur la glace certains projets de développement.

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