Brise de syndicalisaiton à la MRC de Maskinongé

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Martin Lafrenière
Le Nouvelliste

(Saint-Alexis-des-Monts) Une brise de syndicalisation souffle sur la MRC de Maskinongé. Alors que les employés de la Municipalité de Saint-Alexis-des-Monts viennent de recevoir leur accréditation syndicale, ceux de Saint-Élie-de-Caxton s'attendent à l'obtenir d'ici trois semaines et les travailleurs du service des travaux publics de Saint-Justin pourraient bien joindre le mouvement à moyenne échéance.

La trentaine de travailleurs de bureaux et des travaux publics de Saint-Alexis-des-Monts joignent les rangs de la Centrale des syndicats démocratiques (CSD). La volonté de ces travailleurs de s'unir sous une bannière syndicale ne résulte pas de relations de travail difficiles, mais repose sur un désir d'encadrer leur travail et leurs conditions.

«Il n'y a rien d'écrit. Sur les critères d'embauche, sur les définitions de tâches, sur les salaires, sur la période de probation, il n'y a rien qui encadre tout ça, à moins qu'il y ait des procès-verbaux qui disent qu'un employé gagne tant d'argent à son entrée en service. On va replacer les affaires, faire un comparatif avec des municipalités de taille semblable et établir un plan de convention. Ce n'est pas trop compliqué, on devrait commencer à négocier avant les Fêtes», explique Jocelyn Gélinas, conseiller à la syndicalisation à la CSD, très heureux de voir que les travailleurs de Saint-Alexis se retrouvent dans le giron de la CSD à l'instar des employés de la Ville de La Tuque.

La dizaine d'employés des services administratif et de voirie de Saint-Élie ont déposé une demande d'accréditation syndicale à la Commission des relations du travail le 22 octobre. Ils veulent être représentés par la Confédération des syndicats nationaux (CSN), elle qui est déjà présente dans une quinzaine de Municipalités dans la région.

«Il y a un nouveau conseil en place depuis un an et une nouvelle directrice générale. Les employés avaient demandé des ajouts, des modifications. Pour avoir un meilleur véhicule pour faire valoir leurs revendications, ils ont décidé de demander une accréditation syndicale. Il y a aussi un besoin de se sécuriser», commente Denis Drapeau, conseiller syndical à la CSN, qui a bon espoir de lancer les négociations en 2015.

Moins de 10 personnes travaillent à la Municipalité de Saint-Justin. Une demande d'accréditation syndicale a été déposée en juillet, mais cette idée a été renversée lors d'une réunion.

«Une crainte reliée à la sécurité d'emploi s'est installée depuis les dernières élections, analyse Nina Laflamme, conseillère syndicale au Syndicat canadien de la fonction publique (SCFP-FTQ). Ce que je comprends (du refus), c'est qu'une éventuelle question de conflit de personnalité a pris le dessus. Mais la possibilité de redéposer une demande d'accréditation syndicale pour les trois ou quatre employés manuels est toujours considérée.»

Une quinzaine de regroupements d'employés municipaux en Mauricie sont membres du SCFP.

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