À la lecture du rapport financier, on note que les revenus de la Ville ont nettement bondi. Les revenus de fonctionnement ont été de 11 156 903 $ en 2011, alors que les prévisions s'élevaient à 10 136 590 $.
«Le gros morceau de cette différence est la vente du terrain commercial en face de la Porte de la Mauricie. La vente a eu lieu en 2011 et elle a rapporté 275 000 $. L'évolution du rôle d'évaluation de la Ville a donné 178 000 $ supplémentaires. Et on ajoute la vente de terrains au moulin Tourville. On ne prévoit jamais rien, car on ne sait pas combien on va en vendre. Ça nous a rapporté 112 000 $», explique la trésorière de la Ville de Louiseville, Marie-Claude Loyer.
Les prévisions budgétaires de 2011 fixaient les dépenses à 10 723 007 $. Le rapport financier précise que les dépenses réelles ont été de 10 894 898 $. «On a eu des revenus supplémentaires en 2011 et les dépenses n'ont pas suivi. Les dépenses sont assez fidèles aux prévisions», ajoute Mme Loyer.
Le maire Guy Richard convient que l'écart entre le surplus de 2011 et celui de 2010 est très grand. Mais il revient sur la vente du terrain aux promoteurs de la future bande commerciale à proximité de l'autoroute 40 pour expliquer en partie l'état du surplus de 2011. «C'est 275 000 dans les coffres de la Ville. C'est vrai qu'on a acheté le terrain du ministère des Transports, mais c'était en 2010. Donc, ce n'est pas comptabilisé dans la même année financière. Le résultat du rapport financier est très bon et c'est notre but. Les travaux sur la rue Sainte-Élisabeth s'en viennent, ça va coûter autour de 2,3 millions de dollars. On va utiliser 1,8 million de dollars du programme de remboursement de la taxe d'accise sur l'essence. La différence, on va aller la chercher dans le surplus pour ne pas avoir d'endettement pour cette rue-là.»
Parlant de dette, celle de Louiseville se situe à 10 634 025 $ selon le rapport financier de 2011. Ce montant inclut la part de Louiseville dans la Régie d'aqueduc de Grand Pré. Un an auparavant, la dette était de 12 024 790 $. La dette atteignait 9 594 644 $ en 2009. «Il n'y a pas eu de nouveaux financements, constate Marie-Claude Loyer. On a remboursé selon les versements de capital qui étaient prévus.»
Depuis 2005, la Ville de Louiseville a l'habitude d'accumuler des surplus budgétaires de plusieurs centaines de milliers de dollars. Mais avec un excédent de 1 021 265 $ en 2011, l'ampleur du montant soulève une question. Est-ce que les contribuables paient trop d'impôts fonciers, surtout qu'en 2011, ceux-ci avaient dû absorber une hausse moyenne de 9 % de leur compte de taxes?
Guy Richard comprend qu'un surplus aussi important puisse être à l'origine de ce genre de réaction. Mais le maire de Louiseville n'est pas d'accord avec l'hypothèse. «Est-ce qu'on taxe trop les gens? Non. On est prévenant. C'est de l'administration très responsable.»
Lorsque Louiseville avait adopté les différents niveaux de taxes pour 2011, le maire avait alors indiqué que la majoration moyenne du compte de taxes allait aider la Ville à faire face à ses obligations. Seize mois plus tard, M. Richard tient le même discours.
«On a des travaux qui s'en viennent pour le système de climatisation et de chauffage à l'hôtel de ville. La fournaise date de 1913, on a des problèmes de ventilation. Ça va coûter entre 200 000 $ et 300 000 $ et on va payer ça avec le surplus. On a un camion-échelle à changer. Un usagé, c'est entre 400 000 $ et 500 000 $.
Le nôtre date de 1969 et on n'est plus capable d'avoir des pièces pour l'entretien. On doit changer le camion d'ici deux ans. Le surplus, on peut le dépenser immédiatement!»
Le surplus de 1 021 265 $ est déjà amputé de 241 000 $. Cette somme est réservée pour des projets d'infrastructures du réseau d'eau, des travaux pour le réseau d'assainissement des eaux usées et pour du développement dans le secteur résidentiel du moulin Tourville.
«On ne veut pas trop aller en endettement, insiste le maire Richard. Pour l'avenue Dalcourt, on devra refaire les infrastructures souterraines et on devra payer. On sait que pour l'aréna,
la dette de la Ville sera en bas de deux millions de dollars. On veut un endettement minimum. C'est de l'administration responsable.»
De 2005 à 2010, Louiseville a présenté des excédents budgétaires variant entre 245 734 $ et 872 125 $. En 2004, le surplus était de 15 957 $.