Le grand achalandage observé lors du deuxième week-end du festival, la popularité des spectacles et la diminution de certains frais ont aidé l'organisation du festival à terminer la dernière édition avec un excédent très appréciable.
«On a battu des records d'achalandage pendant la deuxième fin de semaine. On a eu beaucoup de motorisés, on a fermé la grande rue à 2 h le vendredi. Et on a eu du beau temps», explique Yvon Picotte, le président du festival.
Le festival a profité d'une certaine compétition entre les compagnies d'assurances pour diminuer de moitié ses coûts en la matière. De plus, l'organisation a décidé de réduire son budget pour les spectacles en combinant des artistes de renommée québécoise à des groupes locaux.
«Ça a très bien fonctionné, ajoute M. Picotte. On a rempli nos salles. Pour le prochain festival, on va essayer de jumeler le même genre d'artistes.»
Retour des meunières et des macarons
À la veille de préparer son 34e festival, l'organisation a réfléchi sur l'avenir des meunières et sur le maintien du macaron comme source de financement. S'il est acquis que les meunières seront de retour, il se pourrait qu'un virage jeunesse soit pris en ce qui a trait à leurs costumes.
Pour ce qui est des macarons, l'organisation va les garder jusqu'à temps qu'elle trouve une meilleure idée de financement.
«On a vendu 15 000 macarons l'an dernier. On n'en vend pas beaucoup par rapport au nombre de visiteurs, mais 15 000 macarons, c'est 15 000 $ de profit pour le festival», clame M. Picotte.
Nouveau c.a. et nouveautés
Le festival a tenu son assemblée générale annuelle récemment. Au cours de cette assemblée, Lise Raymond a été réélue au conseil d'administration. Marianne Moisan et Claude Houle ont fait leur entrée au sein du conseil. Toutes ces personnes rejoignent André Auger, René Lessard, Jean-Guy Otis et Yvon Picotte.
Ce dernier complète la deuxième année de son mandat actuel. Le président aimerait bien passer le flambeau à la suite du prochain festival.
«C'est ma 12e année comme président. C'est bon qu'il y ait du sang neuf.»
Le 34e Festival de la galette de sarrasin de Louiseville aura lieu du 28 septembre au 7 octobre. Avec le départ de Roger Provencher, l'organisation se retrouve sans Veillée à Joseph et sans crieur.
La disparition de la Veillée à Joseph ne signifie pas le départ des cousins Branchaud, des habitués de cette soirée folklorique et humoristique. L'organisation veut toutefois greffer un autre groupe musical à cette soirée.
Pour ce qui est de la criée, le festival tentera de trouver une formule.
«On va lancer une invitation pour avoir un concept. C'est un gros risque de se faire comparer. Avec Roger, c'est de l'humour grivois, mais il était populaire. Il est difficile à remplacer», reconnaît le président du festival.