Incroyables comestibles: La Tuque emboîte le pas

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Charlène Bolger, coordonnatrice du comité local en sécurité alimentaire et Simon Parent, propriétaire du Sanatorium historique Lac-Édouard ont lancé le projet à La Tuque en compagnie d'une douzaine de partenaires.

Audrey Tremblay, Le Nouvelliste

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(La Tuque) Une panoplie d'intervenants étaient réunis, lundi, pour le lancement du projet «Incroyables comestibles» à La Tuque. Le principe est fort simple: planter, arroser et partager sa récolte. Un concept non marchand et sans but lucratif qui a fait ses preuves dans plusieurs pays et certaines municipalités de la province.

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Une douzaine de barils-potagers ont été remplis et distribués devant des commerces du centre-ville de Trois-Rivières par IC3R.

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Au total, 16 barils d'Incroyables comestibles offriront des légumes frais gratuitement. Ils ont fait leur apparition dans le milieu latuquois à neuf emplacements différents sur les terrains des organismes du milieu et accessibles au public.

«C'est de la nourriture à partager. On souhaite que la population s'accapare du projet», a lancé Charlène Bolger, coordonnatrice du comité local en sécurité alimentaire.

Le Sanatorium historique Lac-Édouard, qui vend près de 200 paniers de légumes chaque semaine dans la Haute-Mauricie durant l'été, a offert les semis de légumes et de fines herbes pour garnir les barils qui pousseront tout au long de l'été.

«On ne pense pas nourrir La Tuque au complet avec ça, mais l'image est forte. C'est une tendance très forte. [...] Tournesols, oignons, camomille, laitue, bettes à carde, piment, tomates... On a choisi ça pour le mélange de couleurs et l'apparence générale aussi. Il y a des choses qu'on ne pouvait pas mettre parce que ça devient très gros» a commenté Simon Parent, un des trois propriétaires du Sanatorium historique Lac-Édouard.

«Il faut souligner l'implication citoyenne et la coopération entre les gens. On est en train d'améliorer et d'enrichir le tissu social», a ajouté le maire de Lac-Édouard, Larry Bernier.

Les barils ont été installés au parc des Chutes, au bureau d'information touristique, à la maison des jeunes, à la Coopérative de solidarité ETC, au Centre d'amitié autochtone, au Carrefour emploi, au Groupe Facile d'accès, à la Ressource Parent-Ailes et à l'organisme La Source.

Ce sont les organismes qui ont la responsabilité d'arroser les plants, de désherber et de s'assurer de la cueillette régulière tout en laissant des légumes disponibles pour les passants. Vous pouvez reconnaître un baril des Incroyables Comestibles par le logo peint sur le baril, ou sur l'affiche piquée dans la terre.

Le concept a été repris dans le Haut Saint-Maurice par la concertation en sécurité alimentaire issue du comité de développement social. Les premiers liens pour ce projet se sont développés lors de la journée régionale en sécurité alimentaire, organisée par le Consortium en développement social de la Mauricie. La présentation de Joëlle Carle des Incroyables comestibles de Trois-Rivières (IC3R) a été particulièrement inspirante pour les partenaires du milieu latuquois.

«Je crois que Trois-Rivières fait bonne figure. C'est vraiment agréable de voir que les gens s'inspirent de ce que l'on fait et qu'ils veulent donner du temps pour leur communauté. [...] On a transmis notre façon de procéder pour que les autres ne fassent pas les mêmes erreurs que nous», a lancé Joëlle Carle, membre responsable des IC3R. 

D'ailleurs, le succès du mouvement citoyen IC3R est tel que l'été 2017 constitue une année record depuis sa création en 2013 pour les potagers à partager.

«Grâce au financement octroyé par le fonds communautaire Aviva à l'automne 2016 et le fonds d'aide des Bingos de Trois-Rivières en mai 2017, ainsi qu'au soutien du Comité de solidarité de Trois-Rivières, les IC3R ont connu un début de saison hors du commun [...] Il nous reste encore de l'argent à dépenser pour des jardins à partager», a-t-elle souligné.

Une trentaine de bénévoles ont participé récemment à une grande corvée de distribution de terre. Une quarantaine de jardins à partager sont en place à Trois-Rivières, on pense même à faire une carte pour recenser tous les endroits «Incroyables comestibles». Les bacs et les barils sont aussi de retour au centre-ville.

«L'agriculture urbaine occupe de plus en plus de place partout dans le monde, et Trois-Rivières ne fait pas exception. [...] Ce qui est merveilleux, c'est que les gens sont prêts à investir temps et argent dans un projet de potager auquel tout le monde aura accès», affirme Joëlle Carle.

En plus de Trois-Rivières et La Tuque, d'autres villes de la Mauricie et du Centre-du-Québec ont récemment emboîté le pas, dont Nicolet et Sainte-Flore.




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