L'école forestière de La Tuque fête ses 50 ans

Martine Gingras a reçu la bourse du 50e... (Audrey Tremblay)

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Martine Gingras a reçu la bourse du 50e anniversaire. Elle est accompagnée du directeur de l'EFLT, Gilles Renaud.

Audrey Tremblay

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(La Tuque) L'École forestière de La Tuque (EFLT) célébrera son cinquantième anniversaire cette année. En un demi-siècle, il a fallu relever plusieurs défis et ce n'est pas terminé. L'établissement veut continuer de croître en augmentant le nombre d'inscriptions, mais aussi les services offerts.

«On a une envergure régionale et c'est comme ça qu'on veut se développer. On veut une compétitivité qui est provinciale [...] Il y a de la décroissance scolaire un peu partout au Québec. On veut aller à l'encontre de ça et continuer de vivre une croissance de plus en plus marquée. On cherche aussi à offrir plus de DEP», lance d'entrée de jeu le directeur de l'EFLT, Gilles Renaud.

Tout au long de l'année, les activités seront rehaussées avec une touche du 50e anniversaire, puis en novembre il y aura des retrouvailles pour tous les élèves qui sont passés sur les bancs d'école de l'EFLT.

«On pourrait rester surpris d'apprendre à quel point il y en a beaucoup. Les gens sont partout dans le monde et dans toutes les sphères d'activités», note le directeur.

Il faut dire qu'en 50 ans, les choses ont beaucoup évolué. La foresterie et l'industrie forestière ont changé. La technologie a également fait en sorte que les techniques ont évolué. Les formations ont dû être adaptées.

«D'après moi, ce sont les jeunes à qui on enseigne qui ont changé le plus. Les générations se suivent, mais ne se ressemblent pas. Nos élèves aujourd'hui sont beaucoup conscientisés par tous les aspects de protection de l'environnement. Ils viennent ici parce qu'ils ont la fibre environnementale», estime Gilles Renaud.

En un demi-siècle, il y a eu des hauts et des bas. La crise forestière a donné du fil à retordre à l'École forestière.

«Ç'a eu un impact majeur sur les inscriptions. Les carrières en foresterie avaient beaucoup moins d'attrait, les gens disaient qu'il n'y avait pas d'avenir là-dedans. Les jeunes étaient influencés négativement. Nous, on a dû dire, dans nos efforts de recrutement, que c'était l'industrie forestière qui boitait, pas la forêt. La forêt était encore là et c'était encore nos ressources naturelles. On disait qu'il fallait l'utiliser autrement et la valoriser autrement. On a dû rassurer ces gens-là. Il a fallu se retrousser les manches», assure le directeur.

D'ailleurs, l'équipe de l'EFLT était particulièrement contente d'entendre le ministre des Forêts, de la Faune et des Parcs, Luc Blanchette, dire qu'il faut voir l'industrie forestière comme notre avenir et qu'il y avait une panoplie d'emplois dans l'industrie.

«C'est le message qu'on livre à notre clientèle de demain mois après mois», note M. Renaud.

Évidemment, une pénurie de main-d'oeuvre assure un taux de placement particulièrement élevé aux finissants de l'EFLT. Aux alentours de 80 % selon le directeur.

Par ailleurs, le dossier du bois d'oeuvre soulève quand même quelques inquiétudes dans l'esprit du directeur de l'EFLT. 

«On ne veut pas revivre ce que l'on a vécu parce que l'on connaît les conséquences. Ç'a eu un impact direct sur les inscriptions. Par contre, on est confiant. On regarde la politique internationale, c'est compliqué. On n'est pas des experts, mais on sent que nos gouvernements prennent ça en main. On écoutait le ministre Blanchette récemment dire que le président américain était prévisible, ça nous rassure d'entendre ça», affirme Gilles Renaud.

7e Soirée réseautage

Les finissants et plus d'une vingtaine d'employeurs de la région ont pu se rencontrer, jeudi, lors de la 7e soirée réseautage organisée par l'EFLT. Plus d'une dizaine de bourses d'excellence ont été remises aux élèves à cette occasion.

«C'était un buffet à volonté pour les employeurs et les élèves. On pense que c'est une chance d'avoir accès à autant d'employeurs aux mêmes endroits. [...] Un succès encore une fois».

Une bourse spéciale du 50e anniversaire a été ajoutée à la liste des prix. Un prix coup de coeur qui a permis de souligner la persévérance et l'implication dans le milieu de Martine Gingras.

«C'est un coup de coeur. Elle s'est démarquée et pour 

nous c'était clair que c'était elle qui était faite pour cette bourse-là du 50e anniversaire», a conclu M. Renaud.




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