Pas de redevances d'Hydro-Québec pour La Tuque

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Hydro-Québec ne versera pas de redevances à La Tuque.

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(La Tuque) Le conseiller municipal, Claude Gagnon, a fait savoir qu'il voulait entreprendre et piloter un dossier afin qu'Hydro-Québec verse des redevances à La Tuque pour l'exploitation des barrages sur la rivière Saint-Maurice. Le travail sera particulièrement ardu, c'est déjà une fin de non-recevoir pour la société d'État qui s'est dite surprise de voir le dossier refaire surface.

«La question de ne pas verser des redevances est un choix de société qui a été fait pour que l'ensemble des Québécois profite de manière équitable des retombées de tous les actifs d'Hydro-Québec. Hydro-Québec respecte le pacte social établi par la société québécoise et n'entend pas se substituer à son actionnaire à cet égard. La Loi ne nous permet pas de faire profiter une collectivité de redevances», a mentionné Élisabeth Gladu, conseillère relations avec le milieu Mauricie et Centre-du-Québec chez Hydro-Québec.

Cette dernière a d'ailleurs tenu à clarifier que l'argent dont bénéficie la Ville de La Tuque pour les aménagements hydroélectriques de la Chute-Allard et des Rapides-des-Coeurs n'est pas une redevance comme l'a affirmé le maire de La Tuque, Normand Beaudoin.

«Pour les aménagements hydroélectriques de la Chute-Allard et des Rapides-des-Coeurs, il ne s'agit pas de redevances, mais d'une entente visant à permettre la création d'un Fonds. Depuis 2008, et ce, pour une période de 50 ans, Hydro-Québec versera la somme de 18 M$ à la Ville de La Tuque», a expliqué Mme Gladu.

La porte-parole d'Hydro-Québec avoue clairement que la présence des aménagements a «façonné le paysage de la Mauricie», mais elle soutient que la région en tire aussi des avantages.

«Par exemple, les installations hydrauliques ont permis à des secteurs riverains de se développer en créant des plans d'eau propices à la villégiature stimulant l'économie régionale. De plus, des emplois de qualité directs et indirects sont aussi associés à notre présence», souligne-t-elle.

Une rencontre a eu lieu dans les dernières semaines entre Hydro-Québec et des représentants de la Ville de La Tuque concernant le Programme de mise en valeur intégré relatif à la construction de la ligne de transport de la Chamouchouane-Bout-de-l'Île. Il n'a jamais été question de redevances d'où la surprise de voir le dossier refaire surface. 

«Dans le cadre du Programme de mise en valeur intégré (PMVI), Hydro-Québec versera plus de 900 000 $ à la Ville de La Tuque en raison du projet de construction de la ligne de transport à 735 kV de la Chamouchouane-Bout-de-l'Île. Le sujet des redevances n'a pas été effleuré», a-t-elle lancé.

Claude Gagnon est bien au fait de la loi. Ça ne l'empêchera pas d'aller de l'avant. S'il n'y a pas eu de discussion avec Hydro-Québec, c'est que le dossier n'est pas prêt. 

«On le sait qu'il y a une loi. [...] On va avoir des arguments, et on ne changera pas d'idée. On va se greffer des appuis à travers ça également», a-t-il commenté.

Claude Gagnon espère pouvoir aller chercher des redevances afin de compenser pour les compressions gouvernementales qui ont donné du fil à retordre à l'organisation municipale de La Tuque. 

Le maire de La Tuque, Normand Beaudoin, est du même avis. Il appuie les démarches de Claude Gagnon.

«Une loi peut se changer. Ça fait 30 ans que ça existe cette loi-là. Je pense qu'il est grand temps de réviser cette loi-là. [...] Il est grand temps qu'il nous en redonne un peu, le gouvernement nous enlève tout. Quand ils ont passé cette loi-là, il y avait beaucoup d'emplois à La Tuque pour Hydro-Québec, aujourd'hui, il n'y en a presque plus. Ils sont à Trois-Rivières et à l'extérieur», a-t-il commenté.

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