Des conseillers brisent le silence à La Tuque

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André Mercier estime qu'avec les renseignements dont il dispose, tout a été fait selon les règles de l'art et selon les normes établies.

Audrey Tremblay, Le Nouvelliste

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(La Tuque) Les membres du conseil municipal de Ville de La Tuque sont revenus, mardi soir, sur le conflit entourant le conseiller Luc Martel et le maire Normand Beaudoin.

Martel avait souligné que certains de ses collègues avaient fait l'autruche par rapport aux comptes de dépense du maire, ce qu'ont balayé du revers de la main plusieurs conseillers, notamment, André Mercier. Ce dernier n'a visiblement pas apprécié le commentaire et a fait savoir que s'il avait joué à l'autruche, il préférait ce rôle à «celui du coq qui crie le plus fort dans le poulailler».

«Si le conseiller Martel a du temps pour enquêter sur les habitudes alimentaires du maire de La Tuque c'est de ses affaires, mais moi, personnellement, j'ai d'autres chats à fouetter que de m'intéresser à un compte de dépenses qui rencontre toutes les normes puisque la seule interrogation qui subsiste dans ce dossier repose sur des allégations verbales du conseiller Martel sans preuve documentaire», a-t-il lancé.

Ce dernier avait gardé le silence depuis le début des accrochages entre le maire Beaudoin et le conseiller Martel.

«Malgré les allusions de M. Martel au fait que les conseillers auraient joué à l'autruche, je tiens à souligner le fait que ce n'est pas parce qu'un conseiller a une volonté à exprimer que nous devons tous le suivre aveuglément et sans discernement.»

Il faut dire que d'entrée de jeu André Mercier avait souligné que ses fonctions faisaient en sorte qu'il était président du conseil d'administration de l'Office municipal d'habitation (OMH), président de la Corporation de transport adapté et collectif du Haut St-Maurice (CTACHSM) et membre du comité directeur du Réseau local de services, membre du comité Ensemble et bien logé. Il est aussi le conseiller responsable des questions familiales, des aînés et des saines habitudes de vie.

«Ce qui m'intéresse c'est de poursuivre les projets comme celui du 21 logements de l'OMH afin qu'il puisse enfin se réaliser. C'est de voir naître un projet de bioraffinerie et ses 450 emplois. C'est d'espérer que le projet de minicentrale devienne réalité. En aucun temps, je ne permettrai de douter de mon intégrité et de mon honnêteté dans ma charge municipale puisqu'avec les renseignements écrits dont je dispose, tout a été fait selon les règles de l'art et selon les normes établies», a-t-il mentionné. 

André Mercier a également confirmé la nomination d'une nouvelle directrice générale à l'OHM «pour faire taire certaines rumeurs». Questionné à ce sujet par un citoyen, il a assuré que le processus avait été suivi à la lettre par une firme indépendante.

«Je peux mettre ma tête là-dessus. [...] C'est une firme de professionnels qui s'est occupée de la sélection justement pour éviter toute influence politique de quelque nature qu'elle soit et même faire en sorte que les membres du conseil d'administration soient externes à la sélection. On voulait que la personne soit choisie pour ses compétences», a répondu André Mercier.

La conseillère municipale de Parent, Sylvie Lachapelle, n'a pas non plus apprécié les commentaires de Luc Martel et elle a profité de son droit de parole pour remettre les pendules à l'heure.

«On ne se le cachera pas, les gens savent que j'ai eu ma part de conflits avec le maire, mais ce ne serait pas honnête de dire que son compte de dépenses n'était pas conforme. Les gens posent des questions, c'est tout à fait normal. C'est notre argent, c'est votre argent», a-t-elle commenté.

Un peu plus tôt dans la séance lors de l'adoption des comptes pour le mois de décembre, le conseiller Claude Gagnon a mentionné qu'il avait posé des questions et qu'il avait eu «toutes les réponses à ses questions».

Il faut dire que le tout s'est déroulé en l'absence du maire qui était retenu à l'extérieur de la ville.

Luc Martel, quant à lui, est revenu sur la rencontre à laquelle il n'a pas été invité la semaine dernière. Il a fait confirmer au directeur général et au greffier qu'il n'avait pas été invité.

«Je veux rectifier les faits [...] Comme vous pouvez voir, le maire fait plusieurs contradictions depuis une semaine. Je ne sais pas ce qu'il essaie de faire», a conclu Luc Martel.

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