Manawan veut des services ambulanciers

Jean-Roch Ottawa, chef du Conseil de bande de... (La Presse)

Agrandir

Jean-Roch Ottawa, chef du Conseil de bande de Manawan.

La Presse

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

(La Tuque) Le chef du Conseil des Atikamekws de Manawan, Jean-Roch Ottawa, s'explique bien mal que sa communauté soit privée de services ambulanciers.

Mercredi, l'Assemblée des Premières Nations Québec-Labrador (APNQL) a sommé le ministre de la Santé et des Services sociaux, Gaétan Barrette, de répondre à la demande du chef Jean-Roch Ottawa afin que la communauté atikamekw de Manawan dispose de services ambulanciers pour les cas demandant une intervention urgente.

On estime et insiste pour dire que la situation actuelle met en péril la santé et la sécurité de plus de 2500 résidents de la communauté. La récente et tragique noyade d'une fillette de 8 ans ramène au premier plan un enjeu qui perdure depuis toujours.

«Dans notre communauté présentement on vit quelque chose hors de l'ordinaire. Il y a une jeune fille qui s'est noyée dans notre communauté. Avec des services ambulanciers, nous aurions peut-être eu la chance de la sauver. [...] Ça fait partie des vérités qu'on vit et c'est un autre exemple qu'on est considéré comme une autre catégorie de personne. Comment se fait-il qu'on n'ait pas accès à ça? On manque de ressources, c'est évident», avait témoigné le chef Ottawa dans une entrevue accordée au Nouvelliste dans le cadre du 2e anniversaire de la déclaration de souveraineté de la nation atikamekw.

La communauté de Manawan, accessible par chemin forestier, est située à 86 km de Saint-Michel-des-Saints. À ce jour, elle n'a jamais pu obtenir de services ambulanciers malgré les représentations effectuées par les dirigeants tout récemment, les représentants de la communauté de Manawan ont essuyé un refus catégorique de la part des représentants administratifs du Ministère de la Santé et des Services sociaux du Québec (MSSSQ). 

Un refus que les dirigeants qualifient d'inquiétant et qui, selon eux, soulève de sérieux doutes sur la responsabilité du ministère relativement aux risques pour la santé et la sécurité des quelque 2500 résidents de la communauté.

«La fin de non-recevoir constatée à ce jour par les dirigeants atikamekw de Manawan est totalement inacceptable. Ce refus des autorités du MSSSQ de la demande du chef Ottawa est un cas flagrant d'indifférence quant au sort d'une population laissée à elle-même», indique le chef de l'APNQL Ghislain Picard. 

«Il est temps que le ministre Barrette soit saisi du dossier afin de mettre du sérieux dans les échanges futiles que la communauté de Manawan a eus jusqu'à maintenant», a conclu le chef Picard.

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer