Enquête sur les femmes autochtones: la Haute-Maurice se réjouit

La nouvelle a été bien reçue au CAALT.... (Audrey Tremblay, Le Nouvelliste)

Agrandir

La nouvelle a été bien reçue au CAALT. Sur la photo: la directrice générale Christine Jean.

Audrey Tremblay, Le Nouvelliste

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

(La Tuque) L'enquête nationale publique sur les femmes autochtones disparues ou assassinées se mettra officiellement en branle au mois de septembre.

La nouvelle a été très bien reçue par la communauté du Haut Saint-Maurice, notamment le Centre d'amitié autochtone de La Tuque (CAALT).

C'était un moment de réjouissance, mercredi, au Centre d'amitié autochtone de La Tuque où on attendait cette annonce avec impatience.

«C'est une bonne nouvelle. Ça fait longtemps qu'on travaille avec des gens qui vivent des difficultés. Que le gouvernement décide d'orienter des travaux avec une commission d'enquête pour voir ce qui se passe dans les différents milieux, c'est évident que ça va aider», a lancé Christine Jean, directrice générale du CAALT.

«Le fait d'avoir des commissaires autochtones aussi ça va aider. Ce sont des gens qui ont une compréhension de l'historique», ajoute-t-elle.

Selon la directrice générale, la nouvelle s'est répandue rapidement dans les communautés autochtones du Haut Saint-Maurice, notamment par les réseaux sociaux.

Elle insiste toutefois pour dire que des actions doivent être prises dès maintenant, avant même les conclusions de l'enquête.

«Il ne faut pas atteindre à la fin de travaux pour mettre en place des programmes ou des mesures. Il faut se mettre à l'action tout de suite», a-t-elle affirmé.

Même si elle se réjouit de l'annonce faite par Ottawa mercredi, Christine Jean répète son souhait qu'une enquête indépendante soit mise sur pied au Québec.

«Avec ce qui s'est passé à Val-d'Or, on réitère toutefois qu'il va falloir une enquête indépendante au Québec. C'est deux choses, et on le dit depuis le début», a-t-elle mentionné.

L'enquête sera menée par cinq commissaires et le rapport de son équipe est attendu avant la fin de 2018. Le mandat des commissaires est d'examiner et de faire rapport sur les causes systémiques de la violence envers les femmes autochtones et de se pencher sur diverses institutions.

Le Conseil de nation Atikamekw, pour sa part, devrait réagir jeudi.

Partager

À lire aussi

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer