Des éducatrices autochtones prêtes à l'emploi

C'était le temps des célébrations, vendredi, pour la... (Audrey Tremblay)

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C'était le temps des célébrations, vendredi, pour la vingtaine de finissantes.

Audrey Tremblay

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(La Tuque) Une vingtaine de finissantes atikamekw en éducation en services de l'enfance autochtone ont célébré la fin de leurs études collégiales, vendredi, la fin d'un projet mis de l'avant par le CPE Premier pas et le Cégep de Saint-Félicien.

L'idée d'offrir le cours à La Tuque a germé il y a deux ans alors qu'une deuxième installation dédiée à la clientèle autochtone du CPE Premier pas a ouvert ses portes à Trois-Rivières. Au moment des entrevues, les dirigeants ont remarqué qu'il manquait beaucoup de gens formés.

«Si on veut transmettre la culture et la langue à travers les éducatrices, c'est certain que c'est intéressant d'avoir des éducatrices atikamekws», soutient Christiane Morin, directrice générale CPE Premier pas et coordonnatrice du programme d'aide préscolaire aux autochtones.

Disponibles exclusivement aux autochtones, les inscriptions ont dépassé les attentes. Plus d'une vingtaine d'étudiantes provenant des communautés de Wemotaci, Opitciwan et Manawan ont répondu à l'appel.

«Nous avons commencé avec 25 étudiants et on finit avec 22. Il y a trois dames qui sont aussi venues faire seulement certaines compétences. Pour moi, en tant qu'enseignante, c'est vraiment un record! Habituellement on en perd la moitié. Elles sont presque toutes là encore à la fin! C'est un accomplissement énorme pour les filles», note Barbara Bédard, l'enseignante du Cégep de Saint-Félicien responsable du groupe.

Le groupe de femmes a reçu la formation technique en service de garde en plus d'une partie spécifique à la réalité autochtone et à la vie dans les communautés.

Le tout n'était pas sans défi. D'ailleurs le Centre d'amitié autochtone de La Tuque (CAALT) s'est impliqué dans le processus.

«Ce n'est pas nous qui avons organisé la formation. Par contre, on avait une responsabilité quand les gens venaient nous voir. Les gens arrivent des communautés, ils ont besoin de logements et de services... On a essayé de faciliter leur intégration à La Tuque», a mentionné Christine Jean, directrice générale du CAALT.

Le taux de réussite et de placement est également impressionnant. L'enseignante n'hésite pas à dire que le groupe a eu les «plus hautes notes que j'ai vues».

«Je fais cette formation depuis 1986, et c'est le groupe le plus dynamique. Elles ont surmonté des situations familiales et personnelles incroyables pour réussir. Elles sont ambitieuses, travaillantes... [...] Déjà cinq stagiaires qui ont été engagées avec des contrats signés. Il y en a qui retournent dans leur communauté dans leur poste original et il y en a quelques-unes encore qui vont chercher de l'emploi à La Tuque ou Trois-Rivières. Le taux d'emploi après la formation, c'est la cerise sur le sundae», lance Barbara Bédard.

Cette dernière n'a pas manqué de souligner la grande collaboration des organismes de La Tuque pour les stages.

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